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      Critique « The Foreigner » de Martin Campbell : Jackie Chan porte le film sur ses épaules

      Martin Campbell a une carrière en dents de scies, composée de films très réussis tel que Casino Royale et d’autres beaucoup moins appréciés comme Green Lantern. Il revient cette fois avec un thriller anglo-chinois porté par l’ex James Bond Pierce Brosnan, permettant également le grand retour de Jackie Chan, absent depuis quelques temps des écrans. Le film raconte la vengeance d’un père de famille (Chan) face au complot d’un politicien véreux responsable de la mort de son enfant (Brosnan). 

       

      Jackie Chan : l’unique raison de voir The Foreigner 

      Vendu comme un film d’action électrique et violent, The Foreigner est davantage un thriller classique. Mais le film de Martin Campbell permet le grand retour de Jackie Chan dans le cinéma d’action. Hormis quelques productions chinoises, Jackie Chan était absent des écrans internationaux depuis 2010 et le décevant Karaté Kid. Le cinéaste lui offre ici un rôle d’envergure. Son personnage est d’ailleurs le seul qui vaille vraiment le détour. Ex-membre des forces spéciales, sa famille s’est fait décimer. Homme de nature calme et polie, il n’a cependant aucune hésitation à tuer. Une écriture qui rappelle bien évidemment le Punisher. Jackie Chan se la joue action man vieillissant comme ses compères américains tels que Stallone et sa bande. Le rôle lui va bien. Les traits tirés, Jackie Chan offre une prestation sobre, physique et convaincante. Touchant, l’acteur tient certainement un de ses meilleurs rôle dans The Foreigner et est l’unique raison de s’attarder sur le film de Campbell. 

      Outre sa présence qui fait appel à notre nostalgie de spectateur, Jackie Chan n’a pas perdu la main. L’acteur, spécialiste des arts martiaux, offre des chorégraphies de hautes volées. Les scènes d’action sont impressionnantes, très rythmées et relativement réalistes. Les moments d’action sont les meilleurs instants du film, divertissants au point de regretter une histoire beaucoup trop plate. The Foreigner manque d’ailleurs un peu d’action au détriment d’un scénario lambda. 

      Une intrigue molle et truffée de clichés 

      L’écriture de The Foreigner pâtit d’un conformisme paresseux. Le scénariste laisse son histoire se reposer sur de bons vieux attentats, peur sociétale grandissante. Les films d’action aiment surfer sur les peurs de leur époque. Mais au delà de cette approche politique douteuse, le film use des plus gros clichés du genre. Politiciens corrompus, trahisons, adultères, tout y passe. Martin Campbell nous sert une histoire inutilement compliquée.

      Fastidieux, le scénario tente d’apporter surprises et rebondissements en compliquant le plus possible son histoire. Le poisson est cependant noyé par de nombreux personnages secondaires fades et par des révélations bancales. Le spectateur se perd dans cette histoire inintéressante qui permet à Pierce Brosnan de cabotiner, proposant une pâle copie de sa prestation dans The Ghost Writter

      Malgré des scènes de combats impressionnantes et un Jackie Chan attachant, voire touchant dans ce rôle d’action-man vieillissant, le film ennuie profondément. La faute à une intrigue alambiquée et fastidieuse de politiciens véreux, de trahisons, d’adultères et d’attentats, qui ne laisse finalement pas la place à la beauté des chorégraphies. Une intrigue totalement dispensable, remontée par les prouesses de Jackie Chan et une bande-son électrique envoûtante.

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