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      Chill & Cult : découvrez « Snatch » sur Netflix

      Film culte ou farce grotesque, les avis se sont déchaînés lors de la sortie en 2000 de Snatch, le troisième film de Guy Ritchie ; après Arnaques, Crimes et Botanique, le réalisateur britannique se paie un trip destination monde sombre et habitants médiocres, entre les Frères Coen et Tarantino. Un engrenage bien huilé, à l’humour anglais et à l’image furieuse, à (re)découvrir dès maintenant sur Netflix.

      Le monde de Snatch selon Guy Ritchie ne laisse de place ni à l’espoir ni à l’optimisme ; course au diamant et guerres infondées, l’argument est bel et bien de savoir qui de Franky Quatre Doigts, Boris le Hachoir, Tête de Brique ou encore Mickey va réussir à montrer qui est le plus fort (ou le moins con) dans un monde de débauche violente assumée. Entre course-poursuite délirante et coups de poing à vous mettre KO, les influences de Tarantino et des Frères Coen sont bien présentes à chaque plan ; Ritchie appose un regard bien sombre sur une société violente et cupide, où les histoires de chacun s’imbriquent dans celles des autres, pour former un scénario archi-rythmé qui ne laisse pas de place aux temps morts.

      Les nombreux personnages qui composent le monde déluré de Snatch s’entrechoquent comme dans un match de boxe sanglant ; constamment en échec, incapables de réussir proprement leur crime, la stupidité a ici trouvé une belle promesse et un avenir luxuriant. S’enfonçant toujours plus dans la médiocrité, ils ne cessent d’assombrir toujours plus un univers sans espoir, où le langage est devenu le dernier des moyens pour arriver à ses fins ; en témoigne l’effroyable accent de Mickey (Brad Pitt), qui donne à chaque phrase son lot d’absurdité. Et c’est bien le moment d’en rire, pour une fois que l’on ne comprend pas toute la violence des mots. L’incompréhension laisse ce monde dans sa pire version, où parler ne sert plus à rien : il faut maintenant agir, et agir ici veut bien souvent dire tuer (dans le meilleur des cas).

      La patte et l’identité de Snatch vient de son humour donc, qui plaira plus ou moins selon vos critères, mais surtout d’une violence graphique à toute épreuve ; rythme toujours soutenu, effets visuels à outrance et photographie furieuse sont les éléments clés d’un film de Ritchie. Les clichés s’enchaînent, se déchaînent (jusqu’à parfois nous donner mal au cœur) et les scènes se suivent comme des clips mis bout à bout, où les montages alternés même les plus faciles semblent donner un certain charme à ce monde déluré. 

      Mais ce qui fait la force de Snatch, c’est bien cette inconscience à toute épreuve ; il y a sur ce film un air d’insouciance qui plane et qui laisse ainsi la part belle à l’aventure, à la découverte. Chaque nouvelle scène nous retient car elle nous surprend, comment croire que ces personnages puissent tomber dans des pièges aussi gros ? Dans des situations aussi délirantes ? Et pourtant chacun y saute à pied joint, bienheureux de leur stupidité. 

      Détonnant et rythmé, Snatch saura ravir les fans du genre et les autres qui cherchent une soirée sans prise de tête. Laissez-vous emporter par ce joyeux bordel et ne vous posez pas trop de questions, c’est bien le meilleur moyen de rentrer dans ce monde déluré et enragé ; ce classique est à (re)découvrir dès maintenant sur Netflix.

      Bande-annonce Snatch de Guy Ritchie :

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