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      Cake, une performance intéressante de Jennifer Aniston.

       

      La souffrance, elle la vit tous les jours. Mal de dos, mal à vivre. Souffrance physique et souffrance morale. Elle soigne la souffrance physique par un cocktail d’antidouleurs avalés avec du vin et participe à un groupe de thérapie collective pour soigner sa souffrance psychologique. Groupe dont elle se fait virer pour avoir exprimé caustiquement ce qu’elle ressent ou pas au suicide d’une participante du groupe.

      Un quotidien creux, souffreteux, sans problème financier, avec une bonne à tout faire, qui l’accompagne dans ses délires et qui éprouve de la compassion pour elle. Peut être parce qu’elle n’a pas le courage de se suicider, peut être parce que ce n’est pas le bon moment, peut être que son envie de mourir n’est pas si forte ?

      Un rapprochement vers le mari de la suicidée va s’opérer. Mari qui se retrouve seul avec un enfant et qui porte sa souffrance comme un casque de colère. Elle, elle n’a même pas de colère, elle est abrutie par ses anti-douleurs. Elle, elle a eu un mari, mais elle l’a rejeté. Elle use et abuse de stratagèmes pour se procurer des médicaments, que ce soit dans des virées au Mexique avec sa conductrice-bonne à tout faire, ou dans un intéressement feint auprès du médecin prescripteur.

      cake-anniston

      Bien que l’interprétation de Jennifer Aniston sur la souffrance physique relève d’une véritable observation et semble être le fruit de travail et de recherches sur l’addiction aux anti-douleurs, il
      apparaît que son interprétation de la souffrance d’une mère face au décès d’un enfant parait plus artificielle.

      Dans ce film on assiste à quelques instants d’émotions sans pour autant dépasser un scénario à l’américaine, cousu de fil blanc. On a du mal à se laisser prendre par un film rempli de clichés tels que la bonne à tout faire latino compatissante, le beau veuf avec un enfant, le mari compréhensif, l’addiction aux anti-douleurs, l’adolescente qui veut aller à Los Angeles pour réussir et qui vole les cartes de crédit.

      Agréable à regarder mais pas transportant, ni transcendant.

       

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