Les mini-critiques de Trilaw : Les volets verts, Là où chantent les écrevisses..

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On fait appel à Gérard Depardieu pour jouer l’acteur alcoolique dans les Volets verts qu’il interprète à merveille. C’est à s’y méprendre…

 » Coupe ou flûte ? La bouteille » Adaptation d’un roman de Georges Simenon, le film bouleverse avec le récit d’un homme qui découvre la résignation et le renoncement à sa sinécure, à la femme qu’il a affectionné et à l’éventualité d’une nouvelle amourette.

Gérard Depardieu offre à son personnage une compatissante densité. L’allure austère et la parole altière, Depardieu est considérablement attendrissant dans ce rôle qui paraît biographique. Les volets verts représente les plus durs aspects du métier de comédien comme les trous noirs et l’alcoolisme mondain qui se mue en alcoolisme compulsif.

Là où chantent les écrevisses:

« La Fille des Marais connaît même des mots latins »:

En abordant une ville réfractaire à la déviation du droit chemin et une masculinité délétère, le film atteint des sommets. Amoureuse des coquillages et de la nature plus généralement, l’héroïne est éloquente en recluse de la société. Passionnant à l’image de tous les films de procès, le métrage s’amuse avec nous notamment en jouant avec le bonnet de laine, nous faisant suspecter le garçon et nous déroute à la fin. Néanmoins, la fade mignardise de la romance était dispensable.

Nope « Faut croire que certaines bêtes sont pas faites pour être dressées »

Le souci proviendrait hormis qu’il soit interminable, qu’il trainasse au début, avec cette imbrication de scènes qui m’a tout l’air de flairer bon superfluité notamment l’anecdote sur laquelle Jordan Peele insiste très maladroitement parlant du premier acteur et que le réalisateur paraît s’entêter à ébaucher des voies qu’il ne cultive pas, de même que l’éventuel fantasme de l’OVNI, qui ne semble intéresser qu’un nombre restreint de gens et le film n’engendre jamais l’effroi.

Mais il serait de bon aloi, à l’image d’une presse extatique qui y voit un brûlot politique, d’encenser tout ça alors je terminerai sur un aspect positif : le film est techniquement splendide.