Seuls (tome 12), les révoltés de Néosalem

Publié par Dupuis, le scénariste Fabien Velhmann et le dessinateur Bruno Gazzotti poursuivent dans la série Seuls, les aventures d’un groupe d’enfants dans un monde post apocalyptique où tous les adultes ont disparu

Walking Dead pour enfants

Des jeux pas si amicaux

Dans le premier récit, plusieurs enfants s’éveillent comme tous les jours, mais un sentiment de malaise subsiste : quelque chose ne va pas. Tous les adultes ont disparu en une nuit et cette poignée d’enfants doit s’entraider pour survivre. Ils ont découvert dans les tomes suivants qu’ils n’étaient pas seuls, mais les différentes péripéties ont disloqué le groupe et chacun suit son chemin. Même si on se déguise en romain ou en habitant de la Renaissance, chacun des jeunes héros doit faire des choix difficiles : choisir entre le bien et le mal, suivre les autres… Seuls est plus proche du livre Sa majesté des mouches que d’Astérix. Le dessin de Bruno Gazzotti apporte un contraste bienvenu car son style proche de Janry (Spirou et Fantasio) adoucit les thèmes abordés.

D’anciens amis en guerre

Dans les tomes précédents, Dodji, Leïla, Yvan et Terry ont pu quitter Néosalem, cité peuplée uniquement d’enfants et y laissent Saul devenu l’imperator de Néosalem. Il gouverne par la peur, mais il ne comprend pas encore toutes les règles de cette communauté imitant l’empire romain. On pense au film Gladiator. Pour maintenir son pouvoir, il pimente des jeux du cirque : colin maillard devient colin mitraille en ajoutant une mitrailleuse et des barbelés. Leïla a été capturée puis marquée au fer rouge par cet ancien ami. Prisonnière, elle refuse de perdre son humanité ou de s’enfuir seule mais préfère organiser un changement radical en libérant tous les Sans-noms. Un groupe d’anciens amis de Leïla et de nouveaux alliés se charge d’organiser le plan, mais ces enfants sont encore désorganisés et maladroit

Une course contre... la mort

Magie

Ce douzième volume poursuit aussi les liens avec la magie. A Néosalem, le pouvoir de Saul n’agit plus tout repose sur lui. Yvan a dû affronter Jonathan qui s’était transformé en monstre : le sinistre Ravaudeur et lui a coupé un bras. Leïla est une presciente qui prévoit certains événement. Elle aura un rôle déterminant dans une guerre de limbes. Enfin, Camille, leur ancienne amie devenue l’élue du Mal, apparaît brusquement à chacun.

Dans les révoltés de Néosalem, Fabien Velhmann poursuit avec succès la description du parcours chaotique de ces enfants déchirés dans un monde peuplé de magie et d’enfants soldats. On peut cependant regretter que les pages de dialogues un peu longues alternent avec des séquences d’action bien plus réussies. 

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