[Critique] Seuls – cycle 1 : La bande dessinée qui a inspirée le film !

Au cinéma le 8 février prochain sous la direction de David Moreau, Seuls est avant tout une bande dessinée franco-belge de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlman. Cinq jeunes individus se réveillent seuls dans leur ville, tous les autres habitants ont disparu sans explication ni laisser de trace.

 

Porté par une histoire des plus passionnantes Seuls repose sur son idée, sur son concept salvateur et surtout novateur. Survival nerveux et violent, la bande dessinée laisse de jeunes enfants seuls faces à leur destin, leur avenir entre leurs jeunes mains. Ce petit groupe va mener l’enquête pour comprendre pourquoi sont-ils devenus en une nuit, les derniers rescapés de cette disparition de masse. Dans un univers post apocalyptique où tous les ressorts sociaux n’existent plus, dans une ambiance silencieuse, le calme après l’hécatombe… Le lecteur découvre une ville morte, offrant un style froid et métallique, où les dangers semblent pouvoir survenir de partout.

 

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Cet axe choisi, d’enfants seuls dans une ville d’adultes, permet quelques décalages bienvenus. Les enfants vont entrer dans un corps et un esprit d’adultes pour dépasser leur propre condition et affronter le monde extérieur. Seuls raconte ainsi l’affranchissement de l’état de nourrisson, de la fragilité de la jeunesse à l’expérience de l’âge adulte. La bande dessinée cherche également à mettre en avant les rouages d’une société à l’agonie, au bord du précipice.

Via des dessins précis mais académiques, Seuls met sur papier des personnages secondaires attrayants, singuliers et mystérieux à l’image du Maître des Couteaux très impressionnant jusqu’à la révélation de son identité.

 

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Mais la force principale de la bande dessinée réside dans son script, sa manière de raconter une histoire pleine de surprises, pleine de rebondissements imaginatifs et bien pensés. Seuls surprend dans sa dernière partie, amoncellement d’idées lumineuses pour se hisser jusqu’à un final renversant, offrant une belle référence au monolithe  de Stanley Kubrick. Le tout dévoilant une conclusion inattendue, pessimiste, dont les indices sont disséminés au court du cycle.

 

En bref, une bande dessinée au concept novateur et dynamique, qui laisse présager une suite des plus intéressantes… Les premières pages sont à découvrir par ici en attendant la sortie en salle du film Seuls inspiré par cette BD !

One thought on “[Critique] Seuls – cycle 1 : La bande dessinée qui a inspirée le film !”

  1. Il faut reconnaître que ta critique donne envie de découvrir la série. Je pense que je sais ce que je vais prendre la prochaine fois que je passe chez mon libraire !

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