Hal Jordan : Green Lantern (tome 2), une version déjantée du policier de l’espace

Hal Jordan : Green Lantern (tome 2), une version déjantée du policier de l’espace

Dans cette série déjantée sur Green Lantern, le lecteur devra accrocher sa ceinture et ouvrir les yeux pour profiter de ce voyage sidéral et sidérant.

Green Lantern : A quelle station est-on ?

Dans cette série publiée par Urban comics, les Green Lantern, porteurs de l’anneau, sont les shérifs de l’espace dans l’univers DC. Les Gardiens, groupe de sages extraterrestres, demandent au héros Hal Jordan de se faire exclure de cette police de l’espace pour rentrer dans une organisation secrète appelée les Blackstar. Le but est de trouver qui est le traître dans les Lantern. Mais, en empêchant l’explosion d’une bombe-U au cours de sa mission, Hal Jordan disparaît…

Dans ce volume, le fil conducteur de la menace des Blackstar est plus léger. En effet, des Green Lantern des univers parallèles sont systématiquement tués. Hal Jordan va mener l’enquête et parcourt la galaxie croisant des êtres étranges. On trouve par exemple des requins humanoïdes tenant leurs yeux dans leurs mains. Vous trouverez aussi des combats épiques et un retournement en fin de saison reliant toute la série tout en présentant une nouvelle menace venue de l’anti-mutivers.

Hal Jordan : Green Lantern (tome 2), une version déjantée du policier de l’espace

Qui dirige le train ?

Cependant vous pouvez oublier le résumé précédent. Grant Morrison, auteur reconnu pour sa folie créative, et ses créations baroques et psychédéliques, est aux commandes du scénario. Dans le deuxième épisode, le scénariste s’amuse à rendre hommage au travail mythique de Dennis O’Neil et Neal Adams. De retour dur Terre, Green Arrow est rejoint par Hal Jordan pour lutter contre le trafic de drogue. Cependant, l’enquête policière bascule dans le surréalisme quand la flèche et le chapeau géant de l’ancien costume de Green Arrow se retrouvent au milieu d’un hangar. Le coupable est habillé comme un membre du Klu Klux Klan qui aurait avalé un arc-en-ciel coloré. Et ses assistants sont des supers sirènes.

Ces exemples montrent bien le style du scénariste. Ce dernier adore utiliser le passé d’un super-héros pour en donner une interprétation nouvelle et folle. Cela impressionne qu’une maison d’édition grand public publie ce projet si farfelu. Un enfant extraterrestre Zzyp débarque pendant un repas de la famille Jordan. Le danger se diffuse par les téléphones portables et transforme les gens en zombie comme DCeased.

Qui design le train ?

Hal Jordan : Green Lantern (tome 2), une version déjantée du policier de l’espace

L’ensemble de la série est dessiné par le dessinateur anglais Liam Sharp sauf Giuseppe Camuncoli pour l’annual 1. Le style de l’anglais libre et complexe correspond totalement au genre baroque du scénariste. Il réussit à retranscrire en image des idées complètement folles comme cette tour en décomposition composée de viande gâtée. Les pages ne sont pas organisées par cases mais avec des pleines pages où les mêmes personnages sont à différents endroits. Ce sont les bulles qui indiquent le sens de lecture. Si on dépliait toutes les pages du premier épisode pour les coller ensemble, l’illustration obtenue formerait le symbole des Green Lantern.

Ce deuxième volume marque la suite et la fin de la saison 1 d’un duo créatif très complémentaire. Plus qu’une œuvre de commande à finir au plus vite, Hal Jordan : Green Lantern illustre une véritable compétition entre le scénariste et le dessinateur pour se surpasser.

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