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      Naomi, une héroïne pour la nouvelle génération de DC Comics

      Vivant dans une petite ville du nord-ouest des États-Unis, Naomi a toujours su qu’elle était adoptée mais ses parents sont toujours évasifs sur ses origines. La venue accidentelle de Superman va complètement bouleverser cette adolescente afro-américaine.

      Une vie pourtant si banale…

      Naomi alterne entre le lycée et son boulot dans un fast-food tout en étant scotchée à son portable. Bien qu’elle soit entourée de l’amour de ses parents et de ses amis, elle traverse une crise personnelle. Comme Miles Morales dans Ultimate Spider-Man, on peut trouver cela naïf ou débordant d’amour. Une fois par semaine, elle va chez la psy car elle souffre du complexe de Superman – le désir d’être différent et adopté. Le scénariste Bendis en tant que père adoptif de deux filles connaît bien la situation. Les discussions avec ses filles ont également nourri l’écriture.

      Une ado en recherche de vérité

      Le combat de Superman contre Mongul est le détonateur d’une quête de ses origines de Naomi mais étendu à la ville. Naomi plonge dans tous les lieux communs sur l’adoption et le super-héroïsme avant de découvrir la vérité.Une fois ce secret révélé, la série adopte un rythme trop dilaté.

      Le premier pas d’une relance

      Après avoir été le scénariste phare de Marvel, Brian Michael Bendis lance une nouvelle collection chez DC, Wonder Comics. Cette rénovation met en avant des héros plus jeunes et issus de minorités comme La légion des super-héros à venir en octobre et Naomi. Mais, pour cette dernière série, David F. Walker, un ami de longue date, a puisé dans son enfance à Portland pour nourrir le récit de plus de réalisme. A travers cette collaboration, ce titre est aussi le récit de l’amitié entre les deux hommes, relation renforcée par l’épreuve de la maladie de Bendis.

      Un récit visuellement lumineux

      Un dessin au diapason d'un récit lumineux

      Le superbe dessin du très jeune Jamal Campbell est l’autre atout de cette série. La mise en forme variée n’empêche jamais la lecture fluide. De plus, les teintes marrons ou dorées très originales poussent encore plus le titre vers l’optimisme. Urban comics soigne l’édition. Outre la préface très touchante de Bendis, le lecteur découvrira à la fin du volume une courte interview de Jamal Campbell, les croquis des personnages, les esquisses de l’héroïne et de son costume.

      Naomi est un récit lumineux, de plus complet en un tome. Ces six épisodes sont avec Young Justice de très prometteurs lancements pour cette nouvelle planète de l’univers DC. Les Américains ne s’y sont pas trompés en plébiscitant cette série.

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