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      L’homme le plus flippé du monde encore et toujours

      Dans ce deuxième tome, Théo Grosjean continue de compiler ses meilleurs post Instagram alors que toute sa vie a changé : avec plus de 100 000 abonnés, un succès critique et populaire, L’homme le plus flippé du monde trouve-t-il encore des angoisses à partager ?

      La vie quotidienne d’un flippé

      Théo Grosjean est un artiste complet : scénario, dessin, colorisation, il fait tout seul. Après le succès du premier volume où il nous a démontré que la vie d’un angoissé est loin d’être facile, il creuse beaucoup plus ses traumas dans ce deuxième volume… mais tout en nous faisant toujours rire. En effet, même si chaque récit est très centré sur l’auteur, il apporte du recul par l’humour ou la tendresse. La variété d’humour est très large. Le lecteur passe d’une chronique sur le quotidien au moment le plus absurde comme lorsque l’auteur fait découvrir à un extra-terrestre l’angoisse et cela sauve la Terre. Édité par Delcourt, L’homme le plus flippé du monde s’inscrit pleinement dans l’actualité par les nombreuses œuvres sur la santé mentale. Par son succès et son édition, il montre que la situation a bien évolué mais, à cause du succès, il a peur de ne plus avoir d’angoisses et de ne rien avoir à dire. Heureusement, il se connecte à l’actualité comme le confinement qui ne fait que renforcer ses angoisses. A intervalle régulier, on retrouve aussi ses problèmes en soirée. Théo ne sait pas comment sociabiliser ou rate ses blagues.

      L’homme le plus flippé du monde

      Les sources de l’angoisse

      Dans ce volume, Théo Grosjean nous décrit les origines de ses maux. L’artiste n’hésite pas à nous ouvrir son âme. Dès avant sa naissance, Théo Grosjean est persuadé que Dieu a oublié de lui confier le guide de la vie sociale. Il est obsédé par l’omniprésence de la mort depuis la mort de sa grand-mère. Nous découvrons sa famille dans L’homme le plus flippé du monde : sa mère était déjà dépressive, son grand-père timide et sa grand-mère aveugle, sa grande sœur colérique. Mais ce portrait sombre n’est jamais dépressif car il nous explique ce que la bd lui apporte dans la vie et forcément on fond.

      Une pédagogie de la dépression

      Loin de se contenter de montrer l’abattement d’un dépressif, L’homme le plus flippé du monde montre la variété de sa vie quotidienne… et de ses maux. Le lecteur découvre l’overthinking quand il ne cesse de réfléchir… surtout aux mauvaises nouvelles. Ses phobies sont illustrées comme des cartes Pokémon. Il utilise des personnages (un coach en mal-être) et des animaux (l’oiseau de mauvaise conscience, un pangolin) pour nous faire rire de la diversité de ses troubles. Même si la vie de couple compliquée, l’amour possible… mais avec une dépressive. Il se remonte le moral avec du rap bien lourd. Tout ne finit pas mal car l’angoisse le pousse à se dépasser étant donné que, de toute manière, tout est foutu. Théo Grosjean arrive à nous faire ressentir son mal-être par un trait très rond et les visages très expressifs.

      L’homme le plus flippé du monde 2

      Ce volume trouve à nouveau le médicament idéal pour guérir le lecteur. Par la variété de sentiment des récits, le lecteur tel un bipolaire, oscille entre rire, douceur et larmes. Le volume se termine par ses techniques pour calmer l’angoisse mais on espère que ce n’est qu’une fin temporaire.

      Si les récits de vie vous intéressent, vous pouvez découvrir la vie d’un avocat pénaliste sur ce lien.

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