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      Fire Power tome 2 : Robert Kirkman, le créateur de The Walking Dead au meilleur de sa forme

      Le premier tome de Fire Power faisait découvrir un agréable récit de formation mais cette suite toujours publiée par Delcourt est une brûlure visuelle et un incendie d’action. Protégez-vous car la boule de feu arrive…

      Rien que des cendres dans Fire Power

      Dans l’épisode précédent de Fire Power, le lecteur avait pris plaisir à suivre l’initiation de Owen Johnson en quête de ses origines. Après un difficile voyage dans l’Himalaya, le jeune homme atteignait le monastère Shaolin pour y découvrir le secret de la boule de feu. Grâce aux conseils malicieux du gourou Wei Lun, il avait pu maîtriser cette technique juste à temps pour sauver la communauté d’un groupe adverse maléfique. Lors de ce siège, Owen découvrit que le Clan de la Terre brûlée était en lien avec ses parents. Cependant, dans un flashforward très inattendu, on découvrait Owen père famille tranquillement en train de faire un barbecue. La suite était donc très attendue pour expliquer ce changement.

      Les arts martiaux de Fire Power

      Mais le feu brûle encore

      Alors que le premier tome de Fire Power était centré sur l’apprentissage d’Owen, le scénariste Robert Kirkman change ici radicalement de période. Cette rupture brutale peut décevoir mais elle rend aussi la lecture plus surprenante. Si dans le livre précédent c’est l’histoire des origines du héros qui étaient inconnue, c’est ici le trou chronologique entre les deux tomes qui crée un suspense. Pourquoi Owen a-t-il quitté la communauté pour rentrer en Amérique ? Comment s’est-il réconcilié ses parents adoptifs ? Derrière la façade du père de famille banal vendeur d’antiquité, Owen dissimule son passé à ses deux enfants adolescents. Il s’est d’ailleurs compliqué la vie en épousant un agent des forces de l’ordre. La rencontre dans un supermarché d’un homme surgi du passé d’Owen surprend sa fille. Plus grave, une ombre observe toute la famille alors qu’elle organise une après-midi entre amis. Ce mélange très réussi entre un quotidien banal, un passé obscur et un présent possiblement dangereux fait le sel de ce tome.

      Le personnage principal de Fire Power est de plus en plus passionnant. Dans le premier épisode, il peut paraître égoïste car il a renié son clan pour choisir une vie de famille confortable. Il s’efface devant son épouse et cache tout à sa famille. Cependant, la conclusion de cet épisode montre qu’il n’est pas un menteur mais un être sensible qui veut fuir le danger. Il a fait une croix sur son passé proche ou lointain pour se construire un futur en famille. Même si le cadre change, on retrouve le thème de la famille, cher à Kirkman. Cependant, Owen est passé du statut de fils à celui de père. Après avoir tout fait pour découvrir son passé, il est prêt à tout pour défendre le futur, ses enfants. Il devra se montrer à la hauteur car d’anciennes menaces reviennent alors que de nouveaux ennemis quittent les salles obscures. L’exotisme n’est plus à l’autre bout du monde mais dans le quotidien d’une banlieue américaine.

      Un dessinateur au sommet

      La précision du découpage dans Fire Power

      Toute cette construction scénaristique serait artificielle sans le fantastique travail du dessinateur Chris Samnee. Il réussit à rendre chaque personnage vivant par un mélange très réussi entre la pureté de la ligne claire et le réalisme des comics. Ses scènes d’action sont admirablement découpées. Le lecteur comprendra par exemple sans aucun dialogue un combat de ninja dans la maison où Owen doit vaincre sans bruit pour ne pas réveiller ses proches ce qui révélerait son secret. On trouve en bonus les superbes couvertures du même dessinateur et des croquis commentés des différents personnages. De plus, le très talentueux coloriste Matt Wilson évite la banalité des tons sombres pour le choix de couleurs vives contrastant avec l’obscur passé d’Owen. Même la nuit, de brusques touches de couleurs surprennent.

      Cette seconde étape de Fire Power se révèle pleine de surprises. Exit la formation dans un monastère pour faire place à la fausse normalité de la vie de famille dans la banlieue. L’action ne cesse jamais dans une récit qui derrière les combats recèle des personnages passionnants et un beau récit sur la famille comme souvent chez Robert Kirkman. De plus, comme pour le premier tome, la dernière page est frustrante. Combien de temps va-t-il falloir attendre pour lire la suite ?

      Si cette review vous a plu, vous pouvez retrouver la chronique du premier tome de Fire Power ainsi que Once & Future dans la même collection.

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