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      Critique « Night’s Dominion » de Ted Naifeh

      Après Riverdale, Glénat continue à étoffer son nouveau label Log-in avec une nouvelle parution, Night’s Dominion. Ted Naifeh, spécialiste de récits horrifiques, se lance ici dans un récit d’heroic fantasy.

      Un nouveau monde médiéval

      Une équipe de malfrats face à une secte

      Pendant une période médiévale imaginaire, un barde vient d’arriver dans la cité fortifiée d’Umber. Il ne vient pas vraiment pour faire un concert mais cherche à regrouper différents spécialistes pour réaliser un vol audacieux. A l’aide d’un prêtre, d’un assassin, d’un mage et d’une voleuse, il veut dérober le trésor du temple de l’oubli, la nouvelle secte émergente de la ville. Ces personnages ne se connaissent pas et n’estiment pas forcément la spécialité de leur partenaire ce qui est assez drôle. La voleuse est méprisée par le mage qui ne veut pas d’une femme alors que celle-ci le considère comme un imposteur juste bon à faire de tours de magie. En effet, le mage est plus un chimiste qu’un magicien alors que la vraie magie noire apparaîtra dans le temple.

      Dès les premières images, l’ambiance est posée. Night’s dominion est un récit d’heroic fantasy qui en reprend les meilleures recettes. On retrouve des personnes aux fonctions étranges : un barde agent secret, une voleuse professionnelle mais barmaid le reste du temps, des prêtres machiavéliques. Les adeptes des jeux de rôles retrouveront ces rôles bien connus. Les noms des lieux et des personnes sont aussi délicieusement exotiques – Corentine, Emerane, Uhlume… Les différents lieux de l’action – le temple, le palais – sont très bien représentés et aident le spectateur à se plonger dans cet univers plein de secrets. Le temple d’Uhlume est à la fois majestueux et inquiétant. Ce culte est très étrange : on y vénère un dieu au visage de squelette caché par une cagoule.

      Les femmes en avant

      On est certes dans un récit fantastique mais modernisé car les femmes y ont une plus grande place. On suit principalement l’histoire de la nuit, la voleuse professionnelle. Elle ne vole pas par plaisir mais pour payer la caution qui permet à son jeune frère d’être libéré d’un horrible cachot. Elle méprise au début les autres qu’elles considèrent comme des poids morts pour ma mission et surtout des parasites dans la cité. Elle est à la fois poursuivie par les prêtres comme ses camarades mais aussi la Furie, un Batman qui aurait choisi un faucon comme emblème. De plus, la cité va être dirigée par une femme forte pour la sauver.

      Une ville assiégiée

      A Umber, le mensonge est partout entre les membres de cette confrérie du vol mais aussi en politique. On découvre progressivement une lutte de pouvoir entre temple et politique. L’histoire bascule dans le fantastique avec des zombies au visage brûlé. Un mystérieux prisonnier va se révéler très puissant. Si vous êtes moins adepte de cet univers, vous pourrez trouver que le récit reprend beaucoup de clichés sans apporter beaucoup de nouveautés. Le scénario nous emmène dans des aventures exotiquesmais le dessin n’est pas vraiment l’atout majeur de cette série. Le style est assez flou et les couleurs baignent dans le marron et le jaune qui ne plairont pas à tout le monde.

      Avec Night’s Dominion, les fans du Seigneur des anneaux et de Game of Thrones prendront un grand plaisir. Le récit respecte les codes du genre et nous présente un personnage intéressant, La nuit. La suite nous offrira des pistes inédites.

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