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      Prez, La nouvelle présidente des USA a 19 ans, et des principes

      Beth Ross travaille dans un fast-food et tente de payer les frais médicaux de son père. Sa vie change le jour où elle est élue présidente des États-Unis.

      Amérique, 2036. Le pays est enlisé dans une guerre contre la moitié du monde, un libéralisme plus qu’agressif et une épidémie de fièvre féline. L’élection présidentielle est dans une semaine, mais le président sortant ne peux pas être réélu. Son erreur est d’avoir mis une annonce en se présentant comme « le bourreau des culs ». Le candidat de l’opposition est un politicien en cruel manque d’affection. Ce pourrait être banal, une élection comme une autre, où les citoyens votent pour le candidat le « moins pire ». Mais aux États-Unis, le scrutin n’est pas direct, et ce sont les états qu’il faut remporter pour être élu, cela ne se fait pas au nombre de voix exprimées. Et l’Ohio a choisi la fille aux cheveux frits, Beth Ross.

      Une critique acide de l’évolution de la société

      Aucun candidat n’a assez de vote pour être directement élu, les votes se faisant sur Twitter pour palier à l’abstention. Ce sera donc à la chambre des représentants de décider. Ces derniers n’arrivant pas à se décider au premier vote, ils commencent à se faire séduire par des promesses des deux partis. Avoir la NASA sur son territoire pour l’un, un aquarium géant pour l’autre, deux NASA pour un troisième. Après cela, chacun fait monter les enchères pour son propre état, votant pour Ross pour essayer de gagner plus. Et voilà que la fille aux cheveux frits devient présidente des États-Unis d’Amérique.

      Cette adolescente vive d’esprit fait peur aux vieux politiciens en place. Elle n’a de compte à rendre à personne, sait ce qu’elle veut et ne fait pas confiance à ceux qui lui promettent monts et merveilles. Elle saura s’entourer de gens intègres et humains pour l’aider dans sa présidence. Ce n’est pas au goût de tout le monde, surtout pas des PDG des grosses entreprises qui comptaient sur cette élection pour engranger encore plus d’argent. Entre magouilles politiques et lobbys puissants, la nouvelle présidente devra faire face à un vieux monde qui lui mettra des bâtons dans les roues.

       

      De l’humour et des couleurs

      Mark Russell signe ici un comics novateur et critique. La description de l’univers ci-dessus pourrait faire croire que l’histoire est assez sombre alors qu’il n’en est rien. Russell invente un futur technologique et hyper-publicitaire qu’il critique allègrement. Un monde où les PGD des grandes entreprises ont des hologrammes qui cachent leurs visages, où les émissions de télévision sont plus extrêmes les unes que les autres. On rit beaucoup en lisant ce premier tome de Prez, surtout en voyant l’ingéniosité de la présidente Ross.

      Ben Caldwell, que l’on connaît pour A-Force, dessine ce monde très coloré avec brio. Il réussit à rendre réel les publicités omniprésentes, qu’elles soient pour des tacos, pour des abdominaux en béton ou pour acheter des produits indispensables et inutiles. On peut voir qu’il s’amuse à dessiner et à aller dans l’extravagance de la mode du futur. Comme les coiffures de la présentatrice du JT ou encore les différentes tenues présidentielles.

      Pour conclure, le premier volume de Prez disponible chezUrban Comics est très agréable à lire et nous fait nous poser des questions sur notre société actuelle. Il touche des sujets d’actualité : vente d’armes, guerre, maladie, mais sous le prisme de l’humour. C’est une future série qu’il faut absolument suivre. Et vous, que feriez vous si vous accéderiez à la présidence ?

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