More
    More

      Coda quand Mad Max rencontre Bilbo le Hobbit

      Seriez-vous prêt à tout sacrifier par amour ? Ce dilemme est fréquent dans le confort de notre monde moderne mais il devient encore plus compliqué dans le monde magique et ravagé de cette intégrale de la série Coda sortie par Glénat comics.

      Le monde d’après

      Profitant du manque d’organisation des héros, le seigneur Noir a vaincu les héros mais ce combat terrible a provoqué la quasi-disparition de la magie. Les survivants tentent de survivre dans un monde infernal. Hum est un barde mystérieux qui parle bien moins qu’il n’écrit. Il est à la recherche d’un remède pour sauver sa bien-aimée. Au cours de son périple, il arrive dans une forteresse où la reine Whunda Sartlak veut faire de lui son champion. Va-t-il quitter sa quête pour aider les autres ?

      Entre Mad Max et le Seigneur des anneaux

      Dans Coda, le fan d’heroic fantaisy retrouvera certes de la magie, des animaux mythologiques ainsi que des combats titanesques. Cependant, dans ce monde créé par le scénariste Simon Spurrier, la magie ne peut plus nourrir les êtres surnaturels et le monde vit donc sur les ruines d’une civilisation passée. Depuis plusieurs années, le lecteur à l’habitude des récits post-apocalyptiques qui décrivent la survie dans un monde dominé par la loi du plus fort. Cependant, la magie apporte des éléments originaux : Hum est un barde payé à la saga mais qui se retrouve sans emploi. Pour survivre, il va récupérer de la chair sur le squelette d’un dragon qui parle encore.

      Entre Impitoyable et Bilbo le Hobbit

      Cependant, Hum n’est pas du tout nostalgique du monde d’avant. Il se moque même des magiciens et de leur hypocrisie. Cela donne le ton d’un récit souvent ironique sur les carcans de l’heroic fantaisy. Dans Coda, la recherche de gloire a laissé la place à la quête de l’ichor, une drogue phosphorescente qui stimule la magie des animaux ou des êtres humains. On ressent donc des influences du western moderne où l’ancien monde idéal est devenu très sombre : un fou du roi est un pillard. Hum y est un cowboy solitaire errant dans des paysages désertiques.

      Un anti-héros amoureux

      Loin du chevalier, Hum est un anti-héros cynique ne pensant qu’à ses intérêts. Il accepte d’aider la reine Whunda Sartlak car sa cité cache une source inépuisable de magie, exactement ce dont il a besoin pour retrouver son épouse. Il devient plus touchant dans la seconde partie du récit quand il retrouve sa femme. Il fait tout pour lui éviter des ennuis car son épouse n’est pas une victime à sauver… Une autre originalité de Coda est le dessin de Matias Bergara. On peut penser à un style franco-belge pour la jeunesse par les visages réduits à l’essentiel. Alors que le scénario propose des actions surnaturelles, Bergara fait le choix de petites cases et de personnages encore plus petits dans des paysages vides. Dans la même volonté de contraste, ses couleurs vives nuancent le propos désabusé du récit.

      Alors que la couverture laisse penser à un énième récit de fantaisy, Coda est bien plus malin. Le scénario s’amuse au départ à mélanger fantaisy et histoire post-apocalyptique avant de bifurquer vers une touchante histoire d’amour impossible. Cette ample saga se lie agréablement car malgré les combats massifs, elle se focalise sur une poignée de personnages dont un barde grognon très amusant.

      Si les récits d’amour et d’aventure vous intéressent, nous ne saurons trop vous conseiller de lire Invisible Kingdom dont vous pouvez trouvez la chronique sur ce lien.

      0

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.