Jeremy Ferrari : le petit prince de l’humour noir a fait vibrer les Folies Bergère

Jeremy Ferrari : le petit prince de l’humour noir a fait vibrer les Folies Bergère

Il est de retour ! Après son spectacle Hallelujah bordel, Jeremy Ferrari se distingue une fois de plus par son impertinence dans Vend 2 pièces à Beyrouth. Oscillant entre la blague facile et la fine analyse de notre société, Ferrari nous a offert un spectacle flamboyant et inoubliable sur la scène iconique des Folies Bergères.

 

De la blague facile à l’humour recherché

Attention pas de méprise ! S’il est effectivement question de blague facile, cela n’a en aucun cas une connotation péjorative dans le contexte présent. Cela implique effectivement plusieurs vannes peu recherchées et assez attendues de la part de l’humoriste (surtout quand on connaît le personnage). Toutefois, ces interventions déclenchent un rire franc de la part du public, car celles-ci sont mises en contraste avec un humour bien plus pétillant. En effet, si Ferrari se complaît parfois dans la blague simple agrémentée d’improvisation, il nous rappelle  à quel point la plupart de ses sketchs sont recherchés, travaillés et écrits tout en finesse. Avec ce spectacle, il nous fait profiter une fois encore de son esprit d’analyse grinçant et cru sur les maux de notre société. Pour appuyer ses propos politiquement incorrects, il n’hésite pas à mettre en exergue les recherches pharaoniques effectuées pour écrire ces moments hilarants.

Cette oscillation entre l’humour fin et celui plus simple permet au spectacle de conserver un excellent rythme de bout en bout. Cela permet également à l’artiste de s’offrir des moments plus sérieux, moments qui semblent lui tenir à cœur et qui lui permettent d’alerter sur ce qui va mal dans notre monde et que nous ne voyons pas forcément.

Jeremy Ferrari 3

 

Un renouvellement thématique bienvenu

Si le cynisme de l’humoriste est toujours palpable et constitue sa marque de fabrique, cela ne l’a pas empêché de se renouveler dans les thématiques abordées. Finies les analyses religieuses humoristiques basées sur les écritures saintes ! Tous les sujets sont désormais analysés sous un prisme plus sociétal et cela donne un véritable vent de frais par rapport à son précédent spectacle. Bien évidemment une fois encore : tout le monde en prend pour son grade (plus ou moins gratuitement). Ferrari s’offre même quelques moments à la Laurent Baffie en prenant régulièrement à partie les membres du public. Nul doute que si vous ne voulez pas être mis en avant dans un spectacle de ce genre, il faut éviter les premiers rangs !

Un mot enfin est à dire sur la mise en scène, puisque fidèle à lui-même, Jeremy Ferrari s’amuse avec les éclairages et les bruitages, sans parler de sa façon de s’approprier entièrement l’espace scénique. Cela nous offre, au-delà du stand-up, un véritable spectacle son et lumière fort bienvenu pour finir d’égayer l’ambiance.

Avec ce spectacle Jeremy Ferrari confirme son talent pour le one man show et conserve son titre de petit prince de l’humour noir. À la fois lanceur d’alerte et politiquement incorrect, nul doute que ce passionné de la scène continuera à nous faire rire dans les années qui viennent…

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