Critique « The Get Down » P1 (Netflix) : West Side Story version Baz Luhrmann !

Critique « The Get Down » P1 (Netflix) : West Side Story version Baz Luhrmann !

Critique « The Get Down » P1 (Netflix) : West Side Story version Baz Luhrmann !

Décors

Costumes

Réalisation

Jeu d'acteurs

Summary:
Amateurs de personnages attachants et de musique américaine des années 70, foncez !

80%

Entrainant

The Get Down est une série commandée par Netflix mais née de l’imagination de Baz Luhrmann. L’idée de base est de nous faire découvrir l’apogée des différents courants musicaux et artistiques des années 1970 dans le Bronx.

 

L’histoire de The Get Down est celle de Zeke, orphelin, vivant chez sa tante Wanda et son oncle Leon dans un petit appartement du Bronx. Il a un don avec les mots et est fou amoureux de son amie d’enfance Mylene. Cette dernière a une superbe voix. Elle ne pense qu’à une chose : pouvoir faire de sa passion une réalité. Malheureusement, son père, le pasteur du quartier, ne l’entend pas de la même oreille.

Mylene et Zeke

En parallèle à cette histoire, on suit Shaolin Fantastic, jeune grapheur passionné de rap et qui rêve de pouvoir devenir DJ. Il vit de petites magouilles avec la reine de la mafia locale, mais souhaite arrêter pour se consacrer à sa musique appelée The Get Down, par son mentor Grandmaster Flash . 

Shaolin et Zeke se rencontrent lors d’une course poursuite à propos d’un disque d’une chanson particulière que Zeke souhaite offrir à Mylene, tandis que Shao doit l’apporter à sa patronne. Après cette altercation, Shao perçoit chez Zeke son talent pour les mots. Il lui propose alors de devenir le MC (Master of Ceremony) de son groupe de rap. Zeke finit par accepter. Il invite ses amis d’enfance Ra-Ra, Dizzie et Boo-Boo à rejoindre l’équipe.

En plus de ces storylines, se rajoute la politique. La campagne électorale pour le nouveau maire bat son plein. Ed Koch souhaite plus que tout nettoyer le quartier du Bronx, mais également le vider de sa culture populaire, notamment les tags. Il sera rapidement aidé par Francisco Cruz, oncle de Mylene, qui est un homme d’affaires pas très légales.

 Francisco Cruz, aussi surnommé Papa Fuerte, encourage beaucoup la passion sa nièce pour le chant contrairement à ses parents qui la freine. Il va d’ailleurs lui présenter une de ses connaissances : un producteur de musique sur le retour mais toujours talentueux, Jackie Moreno. Ce dernier va aider Mylene dans sa carrière et va finir par la réconcilier avec ses parents. A la fin de la saison, elle sort un album où elle chante accompagnée de ses deux meilleures amies en tant que choristes. 

Et voilà pour ce qu’il se passe dans ce début de saison. Si vous êtes fans de West Side Story, de hip-hop des années 70, et d’histoires d’amitiés, foncez voir The Get Down !

Les aventures de nos héros sont racontées en flash backs avec la voix off de Zeke adulte. Ce dernier a réussi à faire une carrière dans la chanson. Il associe une chanson à un épisode, ce qui solidifie le fil conducteur de l’histoire. Cela peut aussi donner un côté mystérieux.

Les extraits de documentaires sur les plans du Bronx dans les 70s lors des épisodes de chaleurs donne un aspect réaliste à la série et la crédibilise.

Le talent pour les mots du personnage de Zeke le rend très attachant. C’est un vrai plaisir de le voir s’épanouir en tant qu’artiste. 

Les costumes et les décors sont extrêmement bien trouvés. Particulièrement les costumes de Cadillac et de Winston qui valent le détour si vous aimez le kitch des 70s.

The Get Down permet une vraie découverte du milieu artistique émergent du Bronx. On y découvre la musique évidemment, avec le début du rap, le disco et le gospel. La série met aussi en avant l’art graphique avec l’obsession pour les tags de Dizzie. Cette dernière nous guide dans des soirées un peu étranges où des gens pratiquent la danse du voguing.

Les différents axes scénaristiques peuvent facilement perdre le spectateur. Une série avec autant de personnages et d’intrigues secondaires n’est pas forcément facile à suivre.

De plus, les épisodes sont longs. L’épisode pilote fait 1h30 tandis que les 5 autres ont un format de 50 minutes. Il y a peu d’épisodes pour cette première partie de saison, mais ils sont assez chargés en terme de contenu.

En conclusion, cette première partie de The Get Down donne envie d’observer l’évolution de ces personnages attachants et bien construits. Baz Luhrmann a su correctement mêler guerre des gangs et musique 70s. Ceci dit, la deuxième partie de The Get Down s’annonce chantante !

 

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