Critique « La Casa de Papel » (saison 1) : un braquage inouï qui mène à la réflexion

Critique « La Casa de Papel » (saison 1) : un braquage inouï qui mène à la réflexion

Critique « La Casa de Papel » (saison 1) : un braquage inouï qui mène à la réflexion

Suspence

Action

Emotion

Summary:
Série palpitante et pleine de rebondissement !

93%

De plaisir

Braquer la fabrique nationale de la monnaie et du timbre en combinaisons rouges et masques de Dali, voici ce qui a emballé l’audimat le 2 mai 2017. La Casa de Papel est une série composée de 2 saisons intégrales de 13 épisodes pour la première partie et de 9 épisodes pour la seconde. Pourquoi cette série a-t-elle suscité autant d’attention ? Le buzz déclenché par ce braquage des plus atypique est-il justifié ? Il est temps pour nous de vous délivrer notre avis. Focus sur la première saison. Attention, des spoilers peuvent se trouver dans cet article. 

 

Un scénario atypique

En produisant la série, le producteur de La Casa de Papel dansait sur un fil. En effet, il suffisait de peu pour que la série tombe dans le scénario classique du braqueur poursuivit par les forces de l’ordre. Cependant, il a su combiner à sa pâte des ingrédients atypiques qui ont su donner le coup de fouet nécessaire pour que le gâteau reste en bouche. Explications.

  • Le nom des personnages

Le fait de personnifier des noms de villes rend le contexte du premier épisode tout de suite plus accrocheur. Qui ne s’est pas déjà demandé comment est-ce qu’il se serait appelé s’il avait fait partie de la bande du Professeur. Vivre aux côtés de Tokyo, Nairobi, Río, Moscou, Berlin, Denver, Helsinki et Oslo impliquait forcément d’être à la hauteur. 

  • La préparation minutieuse du plan d’action

Quoi de mieux que d’exposer tout le scénario sur la table dès les premiers épisodes pour ne pas surprendre les téléspectateurs ? Et pourtant. La Casa de Papel ne cesse de faire palpiter nos cœurs. La magie de cette série réside dans l’anticipation. Le téléspectateur reste persuadé de maîtriser la situation, tout comme le Professeur et les braqueurs, jusqu’à ce que la goutte d’eau fasse déborder le vase. 

  • Un lieu restreint, une vision globale du monde

Le fait que la série se déroule dans un seul et même lieu pouvait être un risque, prit volontairement ou non par le producteur. Quoi qu’il en soit, ce fût un pari réussi. Faire se dérouler 13 épisodes au sein de quelques lieux répétés en boucle offre au téléspectateur un sentiment de confiance. Chaque lieu conserve son importance et ça jusqu’à l’épisode 9 de la seconde partie. En effet, le bar/café, la tente des officiers de polices, la fabrique nationale de la monnaie et du timbre, la planque du professeur etc… ne sont autres que des moments clés de l’histoire principale qui reste la même : Braquer un pays. 

Une tension qui monte crescendo 

Chaque épisode de la série La Casa de Papel possède une révélation clé. Qu’il s’agisse d’un secret inavouable de l’un des personnages, d’une réaction nouvelle, d’un grain de sable dans l’engrenage du braquage, etc… Le producteur à tout fait pour que l’on ne s’endorme pas sur un épisode en pensant que cela n’aurait aucune incidence lors de la reprise de la série. 

La pression se fait ressentir de plus en plus, au fur et à mesure des épisodes. Le chrono reste en tête, le braquage n’est pas un acte qui doit se dérouler sur la durée, mais sur une période précise et définie à l’avance. Le téléspectateur se rend compte de ça dès l’entrée des braqueurs au sein de la fabrique. 

Un côté moralisateur qui induit à la réflexion

Le côté agréable et surprenant de cette série reste le fait que le téléspectateur prenne la place des braqueurs et/ou du professeur sans penser une seule seconde à prendre celle des otages et de la police. Au contraire, ils ressentent un sentiment d’agacement face à l’inspecteur qui met son nez un peu partout, ou lorsque le directeur de la fabrique joue aux héros. Non ! Laisse-les voler de l’argent ! Mais pourquoi ? Pourquoi voudrions-nous que de simples gens viennent nous voler ? 

  • Des phrases chocs placées minutieusement 

Si vous y prenez garde, vous trouverez de nombreuses phrases qui amènent à réfléchir. La Casa de Papel n’est pas seulement une série divertissante. Elle place un profil d’humain non compris par le reste de la population au centre de l’attention et vise à faire comprendre leurs points de vue. Et si La Casa de Papel remettait en question la place du gentil et du méchant au sein de la société ? 

  • L’importance de l’amour qui bouleverse totalement le plan initial

Au final, ce qui distingue un plan réussi d’un plan raté reste les imperfections. Un plan parfait ce doit d’être imparfait. Ici, c’est l’amour qui joue la pression sur la détente. Entre Le Professeur qui trahit sa propre règle avec l’inspectrice ainsi que Tokyo et Rio qui sèment le trouble au sein de la Fabrique, La Casa de Papel n’a pas fini de nous surprendre. 

« Je suis une terre malade. Pire, je suis un putain de bidon d’essence avec une allumette. »

« Super j’aime les feux de joie. »

Tokyo & Rio.

Pour conclure, La Casa de Papel mérite entièrement le coup de buzz que l’audimat lui a rendu. Véritable chef-d’œuvre espagnol, cette série révolutionne la vision du monde actuelle autour d’une thématique des plus simplistes. Prochainement une critique sur la saison 2 afin de se préparer à une éventuelle saison 3 en 2019. 

1 Comment on this Post

  1. Ben moi j’ai très vite décroché. Jeux d’acteur très perfectible, incohérences du scénario, on bascule sur de grosses ficelles pour les rebondissements, invraisemblances. Bref très vite déçu.

    Répondre

Laissez votre commentaire