The Good Doctor : être différent peut parfois faire la différence

The Good Doctor : être différent peut parfois faire la différence

Succès sans conteste de ce début de saison aux Etats-Unis, The Good Doctor a toutes les raisons de devenir une grande série. Avec des audiences records pour la chaîne ABC, ne tardez pas à découvrir cette pépite !

 

 

Une nouvelle série médicale de plus ? Pas tout à fait en réalité. The Good Doctor est une de ces séries qui font du bien, à l’image de This Is Us l’année dernière. Son point fort ? Un casting de qualité porté par Freddie Highmore (vu dans Bates Motel), qui incarne Shaun Murphy, un jeune résident en chirurgie atteint du syndrome d’Asperger. Un petit bijou que l’on doit au créateur de Dr House, David Shore mais aussi à Daniel Dae Kim (Lost, Hawaï Five-O) qui produit cette adaptation d’une série coréenne. Il faut reconnaître que The Good Doctor est le véritable carton de ce début de saison avec un premier épisode vu par plus de 11.2 millions de téléspectateurs, tandis que la suite de la saison culmine à presque 10.4 millions de téléspectateurs chaque lundi soir de diffusion. La chaîne française TF1 ne s’y est pas trompée en achetant la série pour une diffusion prévue en 2018 en prime-time.

 

Quand la différence devient une force…

La série n’a pourtant rien de révolutionnaire : un héros attachant, des seconds rôles plutôt bons et un cas médical par épisode. Où est la différence avec des séries comme Grey’s Anatomy ou Chicago Med ? Elle réside dans sa simplicité. The Good Doctor s’attache à dépeindre des intrigues réalistes et touchantes, tout en suivant les premiers pas du Dr Murphy dans le service de chirurgie. Shaun est un personnage différent qui apparaît de temps en temps dans les séries. Son syndrome d’Asperger le rend différent aux yeux des autres mais lui permet un attachement total de la part du public. Là où le Dr House pouvait parfois être une vraie tête à claques, le héros de The Good Doctor évolue. Son intégration, sa nouvelle relation avec sa voisine, son passé avec le Dr Glassman, tout est prétexte à introspection.

 

L’utilisation des flashbacks, qui a pu faire couler de nombreuses séries par le passé, est ici totalement justifiée. Le passé de Shaun et de son frère nous est conté de manière juste et apporte ce qu’il faut de répercussions dans le présent pour faire avancer les intrigues. Et ce qui apporte une réelle fraîcheur à la série est de ne pas se servir uniquement de l’handicap du héros à des fins attachantes mais de le positionner comme un modèle. Le Dr Murphy, parfois à son insu et contre tous, transforme sa différence en force et prouve aux autres qu’il compte autant qu’eux dans ce programme. Pas forcément comme la norme l’entend, mais au fond, qu’est-ce que la norme ?

 

La série est portée à bout de bras par l’acteur Freddie Highmore, qui après avoir terrorisé les téléspectateurs dans Bates Motel, incarne avec brio son personnage. Après la diffusion de 9 épisodes, nous avons du mal à imaginer un autre acteur dans le rôle tant il lui colle à la peau. Freddie Highmore signe une prestation sans fausse note, autant dans son phrasé que dans son regard.

 

Trailer de The Good Doctor :

 

Il serait vraiment dommage de passer à côté de The Good Doctor tant la série fait du bien. Plus les épisodes passent et plus nous nous attachons au Dr Murphy ainsi qu’aux autres personnages qui l’entourent. En seulement quelques épisodes, la série a donné un bon coup de pied au petit monde des séries et se positionne comme une future grande avec laquelle il faudra compter dans les années à venir. La chaîne américaine ABC ne s’y est pas trompée et diffusera le lundi 4 décembre le dixième épisode intitulé Sacrifice, qui marquera aussi la pause de mi-saison. Avant un retour en 2018 pour les 8 derniers épisodes de sa saison 1. N’hésitez plus, vous n’avez encore pas trop de retard !

Laissez votre commentaire