Emerald City : notre critique du premier épisode

Emerald City : notre critique du premier épisode

Emerald City : notre critique du premier épisode

Acteurs

Scénario

Effets spéciaux

Réalisation

Summary:
On reste sur notre faim devant ce premier épisode, désarçonné d'avoir attendu si longtemps pour... ça ?

50%

La relecture ne prend pas (encore) dans ce pays d'Oz...

On l’attendait depuis sa commande par la chaîne américaine NBC, en janvier 2014, sans passer par la case pilote. Alors que la production a été annulée en août de la même année, elle a été reprise en avril 2015. NBC n’a annoncé la diffusion qu’au printemps 2016, lors des upfronts. Prévue pour la mi-saison, Emerald City a débuté sa diffusion le 6 janvier 2017 ! Une véritable arlésienne dans le petit monde des séries. Cette longue attente a-t-elle valu le coup ?

 

Critique écrite à quatre mains avec Popcorn and Gibberish !

 

Après avoir été emportée par une tornade, Dorothy Gale, une jeune infirmière d’une vingtaine d’années, se retrouve dans un monde mystique où se déroule une guerre épique et sanglante pour le contrôle du pays. Là-bas, Dorothy va découvrir sa véritable destinée mais aussi qu’aucun pays ne ressemble à Oz…Dans une version plus adulte du célèbre conte de L. Frank Baum, Emerald City nous entraînera à la rencontre de personnages fascinants, sur fond de magie, de lutte de pouvoirs et d’amour…

Dès le départ, Emerald City nous a été présenté comme une relecture contemporaine du conte Le Magicien d’Oz, saupoudrée d’un peu de Game of Thrones. Après le visionnage du pilote, on peut vous affirmer d’une seule et même voix que nous n’avons retrouvé ni l’un ni l’autre. Les scénaristes lorgnent il est vrai du côté de l’héroïc-fantasy, mais sans jamais l’atteindre. On ressent une volonté de la part de la chaîne NBC d’obtenir elle aussi son hit, à l’image d’un Once Upon a Time, sur ABC.

emerald_city_0On retrouve les personnages que l’on connait, Dorothy (Adria Arjona – True Detective) en tête. On fait la connaissance de l’Epouvantail, aussi appelé Lucas (Oliver Jackson-Cohen – Dracula), de la bonne sorcière Glinda (Joely Richardson – Nip/Tuck) et enfin du Magicien d’Oz (Vincent d’Onofrio – Daredevil). À les voir tous déambuler durant ce pilote, une seule question nous vient en tête : que sont-ils venus faire dans cette galère ? Car oui, c’est intéressant de voir une adaptation plus sombre de l’œuvre de L. Frank Baum, ou bien encore du film de Victor Fleming de 1939 (où es-tu Judy Garland ?). Mais pour le coup, c’est sans saveur. On ne peut pas dire que ce soit mauvais, mais on ne peut pas affirmer le contraire non plus. Les personnages manquent cruellement de charisme, malgré le matériel de base.

La faute peut-être à une intrigue brouillonne. On a la tornade, on a Dorothy, mais cela ne suffit pas à tout. Les dialogues sont poussifs et les situations lourdes. On sent que les scénaristes souhaitent donner du sens à l’histoire, mais pourquoi se prendre ainsi au sérieux ? Où est passé l’humour naturel ? Il va falloir remédier à cela très vite, au risque de repasser rapidement en mode annulation…06-emerald-city-w529-h352

En ce qui concerne les décors, ils sont sublimes. On sait où est passé le budget ! Emerald City nous présente des plans somptueux, ainsi que des costumes magnifiques. De ce point de vue-là, on ne manque pas de références au conte originel (les robes des sorcières, l’arc-en-ciel en vitrail, les singes sous forme de drones…). La série est visuellement réussie, même si les effets spéciaux paraissent un peu poussifs pour une série des années 2010.

Pour conclure, ce premier (double) épisode d’Emerald City nous laisse sur une étrange sensation. Dire que la série était attendue est un doux euphémisme. Malgré un thème qui permet de belles et grandes choses, on se trouve devant une énième série qui se veut fantastique. Les acteurs font le job, ni plus ni moins. On attendait peut-être plus de Vincent d’Onofrio, après son rôle glaçant dans Daredevil. La série offre de somptueux décors devant un scénario malheureusement pauvre. Il lui reste huit épisodes pour évoluer et prouver qu’elle est une série à part. Il faut donner plus de consistance aux personnages, sous peine de vite tourner en rond et de perdre le téléspectateur.

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