[Critique] The Good Fight, l’autre combat de Diane Lockhart

[Critique] The Good Fight, l’autre combat de Diane Lockhart

[Critique] The Good Fight, l’autre combat de Diane Lockhart

Acteurs

Scénario

Réalisation

Summary:
Les fans de The Good Wife prendront du plaisir, les nouveaux ne tarderont pas à être convaincu !

90%

Une série percutante et engagée.

La série The Good Fight vient d’achever sa toute première saison sur CBS All Access, la plateforme vidéo de la chaîne américaine CBS. Spin-off de la série The Good Wife, que valent réellement ces 10 premiers épisodes ? Notre critique.

 

L’année dernière, quand nous avons su que la septième saison de The Good Wife serait la dernière, nous espérions qu’un spin-off verrait le jour. Un moment de joie pour les fans quand nous avons appris la commande de The Good Fight, série dérivée centrée sur le personnage de Diane Lockhart (Christine Baranski). The Good Wife a toujours su offrir la part belle à ses personnages, surtout féminins, et The Good Fight ne perd rien de cette qualité. Diane est notre point d’entrée dans ce tout nouvel univers, un an après les évènements du final de la saison 7. Mais elle n’est pas la seule rescapée qui nous accompagne puisque Lucca Quinn (Cush Jumbo) est elle aussi de la partie.

 

Une intrigue solide

CBS_GOOD_FIGHT_ep1_image3_1081244_640x360L’intrigue de la série débute alors que Diane décide de prendre sa retraite. Malheureusement, c’est sans compter sur un mauvais placement financier chez le père de sa filleule. Elle se retrouve ruinée et doit donc trouver un moyen de s’en sortir. Pour cela, elle va intégrer un nouveau cabinet d’avocats, Reddick, Boseman & Kolstad. Sa particularité ? Il est presque composé uniquement d’avocats afro-américains et spécialisé dans les affaires de violences policières. Un univers que Diane connait peu mais où elle va retrouver Lucca et surtout faire engager sa filleule, Maia (Rose Leslie). Pour en savoir plus sur ce premier épisode, n’hésitez pas à consulter notre critique !

Le ton est donné dès le premier épisode, The Good Fight est une série féminine et le revendique haut et fort. Christine Baranski a souvent joué les seconds rôles tout au long de The Good Wife et ici, son talent peut enfin se révéler au grand jour. Son personnage passe de riche à pauvre en l’espace d’un coup de téléphone et sa vie est entièrement remise en question. Nous prenons un très grand plaisir à suivre Diane dans ce nouveau lieu de travail et la prestation de l’actrice est convaincante (son fameux fou-rire de l’épisode 8 restera dans les mémoires !). A ses côtés, Cush Jumbo est à la fois sexy et impitoyable tandis que Rose Leslie (vue dans Downton Abbey et Game of Thrones) campe le rôle de Maia, qui découvre tour à tour l’escroquerie financière de son père et les mensonges de sa mère.

 

Des retours à la pelle !

Le fan service est ouvert puisque tout au long des 10 épisodes qui compose cette première saison, nous allons retrouver plusieurs personnages emblématiques de The Good Wife : Kurt (Gary Cole), l’ex-mari de rs_1024x684-170406060459-1024.the-good-fight-2.ch.040617Diane, Elsbeth Tascioni (Carrie Preston) en avocate encore plus délurée ou bien encore Marissa Gold (Sarah Steele) qui entreprend de devenir détective pour le cabinet. A noter une prestation parfaite de l’acteur Matthew Perry dans le rôle de Mike Kresteva, que l’on adore détester.

Du côté de l’intrigue, les cas de la semaine ne sont qu’un prétexte à faire évoluer les personnages. L’intrigue autour de la chaîne de Ponzi sert à lier l’ensemble et à faire éclater le talent du trio Rose Leslie, Paul Guilfoyle et Bernadette Peters. Le love-interest de Lucca, interprété par l’acteur Justin Bartha, n’est là que pour nous montrer que la jeune femme sait ce qu’elle veut dans la vie. Sur ces points-là, les scénaristes ont réalisé un travail d’orfèvre. Les différentes situations ainsi que les dialogues sont ciselés et parsemés de telle manière que même les longs silences disent beaucoup.

 

En conclusion, Michelle et Robert King ont réussi le pari de poursuivre leur œuvre avec The Good Fight. Twistant habilement quelques personnages pour créer de nouvelles situations, la série est une bouffée d’air frais. Elle ne réinvente pas les codes des séries judicaires mais propose aux téléspectateurs un autre éclairage. Déjà renouvelée pour une saison 2, il nous tarde de découvrir en France cette série.

 

Petit bonus qui devient rare de nos jours, la série possède un magnifique générique, sobre et musical que nous vous invitons à découvrir ci-dessous :

Laissez votre commentaire