Troye Sivan rayonne à la Cigale

Troye Sivan rayonne à la Cigale

On attendait son retour depuis un passage remarqué aux Etoiles en début d’année. Troye Sivan a illuminé la Cigale de son sourire et de sa bonne humeur.

Troye Sivan, le jeune prodige

Du haut de ses 21 ans, ce jeune artiste australien, né en Afrique du sud a tout pour plaire. De jolis yeux bleus, un sourire charmeur, une candeur rafraîchissante. Son triptyque de clip vidéo – Blue Neighbourhood – nous est parvenu à la fin de l’été 2015 et depuis sa voix hante régulièrement nos playlists.

Entre Justin Bieber et One Direction, on surfe sur une pop efficace mais avec une production moins mainstream, moins commerciale. La musique de Troye Sivan est soignée, élégante. On salue la force émotionnelle, portée par une voix douce presque angélique sans tomber dans la mièvrerie. Ce chérubin candide et espiègle communique sans retenue avec son public et séduit autant par son joli minois que par son aura bienveillante.

Troye Sivan

La Cigale surexcitée

Si nous n’avions pas pu le voir aux Etoiles, nous avons été heureux d’assister à sa consécration à Paris lors de son passage à la Cigale mardi 26 avril. Une date complète (encore !) avec un public acquis qui n’attendait que lui pour s’amuser et chanter à tue tête.

La première partie, assurée par l’entraînante Astrid S (une norvégienne à découvrir de toute urgence), avait déjà bien chauffée la salle et il n’a pas fallu longtemps à Troye pour enflammer ses fans. Il enchaîne dans un premier temps 3 titres connus et particulièrement appréciés : Bite, For Him et Fools qui embarquent la fosse dans un élan. Troye incite tout le monde à sauter et l’ambiance décolle d’un coup.

Il s’adresse alors à son public et exprime sa joie d’être de retour. Paris reste une date souvenir magique et il avait hâte de revenir. Il devine que cette soirée sera encore plus extraordinaire que lors de son dernier concert. Il commence alors à échanger de façon complice avec ses fans. On le sens très proche et désireux d’aller à leur rencontre.

Il continue en parlant de son coming out avec beaucoup de liberté et de sincérité. Moment simple et touchant avant de chanter Heaven. Le message à conserver : j’assume ce que je suis et qu’importe ce qu’on me dit, je m’en fous, ça ne me pourrira pas l’existence… Qui a le droit de juger ce que je suis ! Dans le public, on sent une reconnaissance et un profond respect. 

Une complicité avec le public

Troye Sivan

Il rebondit sur les remarques de son public et plus particulièrement sur les pancartes des fans. Il apporte un fusil à eau et prend un malin plaisir à arroser la fosse qui est déjà en nage. Il annonce d’ailleurs que le concert est une opportunité pour se rencontrer. Il incite les gens à communiquer, à se présenter, se rapprocher, à échange de façon simple et ouverte.

Les titres efficaces s’enchaînent : Suburbia, Cool, Too Good

Troye exerce un peu son français et demande de l’aide en demandant au premier rang de nouvelles phrases pour enrichir son vocabulaire. Il apprend alors à dire : vous êtes les meilleurs ! Et adhère à cette phrase avant d’entonner Wild. La Cigale connait la chanson par cœur et la reprendre en chœur. Touché et impressionné, il remercie et exprime à quel point cette soirée est incroyable…complètement folle !

Il nous annonce que sa coach vocale et prof de chant est dans la salle et il est très heureux de la savoir présente. Il lui dédie la chanson suivante, une reprise de Amy Winehouse : Love Is A Losing Game. Petite mention spéciale pour sa claviériste / machiniste : son très joli timbre de voix s’accorde superbement à celle de Troye et à ses compositions. 

Il se moque alors de son accent français pitoyable mais se dit qu’il doit bien y avoir un intérêt ; on en doute pas un seul instant, étant donné le nombre de « I Love You » hurlé dans la salle, tant par des voix féminines que masculines.

Il enchaîne avec un titre qui lui a permis en parti d’être découvert : Happy Little Pill en acoustique !

Le titre Ease est encore l’occasion d’un partage d’amour : Troye est vraiment touché par l’affection du public parisien et lui offre un cœur avec ses mains.

Emporté par la musique, il ne cesse d’occuper pleinement l’espace. On se rend compte qu’il est déjà très pro et on admire ses gestes et ses pas. Ondulations, déhanchés, Troye Sivan sait bouger de façon décontractée. Son assurance est vraiment un atout qui n’a pas son pareil pour le rendre sympathique et accessible.

Coup de cœur pour le titre DKLA : on pense à The Weeknd mais aussi Years ans Years. Un titre ballade saccadé, qui gagne en puissance et s’énerve un peu façon Hip Hop avant de repartir nonchalamment. Très bien envoyé et placé !

On réalise que la setlist est soigneusement calibrée.

Le concert s’achève sur Talk Me Down…

… avant le rappel qui ne se fait pas beaucoup attendre. Et c’est tant mieux ! On était impatient d’entendre les 2 derniers titres. Le tendre mais énergique Lost Boy (pendant lequel il reçoit des fleurs) et l’incontournable Youth :

Jusqu’à la dernière minute, on sent que Troye Sivan prend énormément de plaisir et vit pleinement son concert à Paris. Il savoure chaque instant et joue avec tout le monde. Il occupe cette scène avec brio et se l’approprie parfaitement.

Troye Sivan

Il repartira en laissant la Cigale euphorique et le public heureux !

Photo : © Anouck ZANA

 

5 Comments on this Post

  1. BillytheKid

    TROYE SIVAN (www.troyesivan.com) est incontournable dans son genre

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  2. camille

    par contre il a pas 17 mais 21 et c’est l’opposé de tous ces justin et one direction qui sont un produit formaté pour les adolescents (ce qui n’est pas la totalité de sont publique beaucoup on plus de 20ans) sinon merci pour les vidéos et le détail du concert.

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    • Tout à fait d’accord. Sa musique est plus confidentielle et personnellement je la trouve plus soignée !

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  3. Lost-boy

    Bon article, par contre il n’a pas 17 ans mais 21 ans (1995). J’étais au concert et je partage tout ce qui est dit.

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    • Oups… erreur nocturne !
      Je suis restée sur l’âge auquel il a commencé à se faire connaître. Mais oui en effet, il a grandi depuis 😉
      Merci d’avoir relevé !

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