[Review] « Sweetener » : l’album expérimental d’Ariana Grande

[Review] « Sweetener » : l’album expérimental d’Ariana Grande

Après l’énorme succès du single No Tears Left To Cry, Ariana Grande est de retour avec son quatrième album studio intitulé Sweetener.

 

Les touches de Pharrell Williams

Le rappeur, chanteur, écrivain, producteur et compositeur Pharrell Williams est responsable de la production de 5 morceaux de l’opus de la chanteuse, notamment blazed, the light is coming, sweetener, successful et borderline. En effet, les morceaux possèdent des mélodies qui collent à la peau dès la première écoute, en particulier le charmant sweetener et le refrain de blazed « Once I have you, I will never let you go ».

Mélodiquement parlant, l’album est très efficace. Malheureusement, les mélodies ne s’enchaînent pas entre elles : il s’agit donc d’un mélange de rythmes, sonorités, à l’intérieur d’un même morceau. En termes de production, c’est un désordre total, plus proche du son de Pharrell que celui d’Ariana Grande.

 

Les touches de Max Martin 

Malgré ce désordre, Ariana Grande a décidé de continuer à faire de la magie avec ses producteurs plus anciens notamment Max Martin, Savan Kotecha et Ilya Salmanzadeh. Nous avons comme résultat le merveilleux breathin, un morceau qui parle d’anxiété avec beaucoup d’espoir, ou bien l’entraînant everytime avec le refrain « I go back to you, back to you, back to you ».

Parallèlement, les quatre derniers morceaux de l’album exposent une facette plus fragile, romantique, et loin de la pop commerciale classique d’Ariana Grande, notamment le morceau pete davidson, le futur époux de la chanteuse. Ils mettent en évidence le fait que pour avoir une véritable évolution sonore, il faut faire appel à une structure musicale avec du sens entre chaque couplets et refrain; fait manquant dans les morceaux produits par Pharrell, plus expérimentaux. 

Sweetener transforme l’auditeur surexcité par la nouvelle musique d’Ariana Grande en auditeur mitigé. Il existe des perles de la pop, en particulier breathin mais aussi des morceaux qui rendent confus. Pharrell Williams donne des nouvelles bases rythmiques à Ariana Grande, avec qui elle découvre la musique différemment et elle développe davantage sa créativité. Cependant, le résultat est une série de très bonnes idées sans fil conducteur, dans la première moitié de l’album qui contraste avec la participation de Max Martin et compagnie. Ariana Grande a pris des risques, elle possède certes une volonté d’aller au-delà, ce qui est très admirable de sa part. Si l’univers musical de Pharrell a permis à la chanteuse de revenir à la scène musicale, malgré un épisode tragique, nous acceptons cette musique comme le plus précieux cadeau qu’Ariana Grande a pu faire à l’industrie musicale. 

7/10

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