Showcase de Damien Rice au Chalet des Îles

Showcase de Damien Rice au Chalet des Îles

Après un concert extraordinaire aux Folies Bergère, Damien Rice donnait un concert exceptionnel au chalet des îles, dans le bois de Boulogne.

Un lieu tout a fait charmant et magique pour un moment rare.
C’est sur une île en plein cœur du bois de Boulogne qu’une poignée de privilégiés ont pu assister à un petit showcase organisé par la Warner. Avec le trio The Staves en introduction, le public avait de quoi être sous le charme !

Damien Rice arrive timidement sur scène peu avant 22h. Il est seul sur scène. Il s’empare de sa guitare et le concert commence. Il ne prend pas le temps de saluer et ses mélodies s’élèvent… Un début un peu abrupt, mais la magie opère déjà. Dès les premiers accords on est saisi par cette voix torturée et cette sensibilité à fleur de peau. Le chanteur n’a pas besoin de plus d’une chanson pour conquérir le cœur de tous. Il est possédé par ses paroles, les vit littéralement sur scène, investi par ses chansons. Il partage ses peines, ses doutes… et il nous touche profondément.

Sans un mot, les titres s’enchaînent, Quelques anciens, quelques nouveaux : I Don’t Want to Change You, The Greatest Bastard, Woman Like a Man,The Professor & La Fille Danse… Il communiquera peu avec le public, esquissant de timides « merci » avec un regard vague et lointain. On connait sa réserve et sa douleur ; le public n’insistera pas, quoique très désireux de l’entendre plus.

I Remember est le moment le plus attendu et le plus fort de ce concert, emportant toute l’assistance dans une transe mélancolique mêlée de larmes, de frémissements et de frissons. On crit, on hurle autant que lui, on sent ses tripes se déchirer et sa musique s’empare dans cet instant de tous nos corps. Ce titre est d’une puissance émotionnelle rare.

Au bout d’une très petite heure, il  quittera la scène. Telle une bourrasque, Damien Rice s’éclipse, emportant avec lui la douceur de l’été indien qui régnait à Paris. On reste encore enfermé dans sa sphère, transporté dans son univers et on se sent un peu orphelin à son départ. On aurait aimé que ça dure plus… On se résigne à quitter les lieux pour retrouver un froid automnal.

Ce showcase laisse un goût aigre doux… Un besoin de plus de douceur. On voudrait encore se réchauffer de sa voix si insaisissable et de ses mots si durs et si beaux à la fois. Tel un fantôme, il laisse une empreinte forte. Un merveilleux moment d’une intensité expéditive. Un souvenir impérissable et amer à la fois à réécouter sans modération avec son dernier album : My Favourite Faded Fantasy !

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