Rival Sons au Trianon

Rival Sons au Trianon

C’est dans un Trianon bien rempli que Rival Sons a donné hier un show explosif pour le plus grand plaisir de leurs fans. Presque deux heures de concert et une ambiance survoltée.

Ils arrivent sur la musique mythique du Bon, la Brute et le Truand… Voilà comment les californiens de Rival Sons ont fait leur entrée sur scène. Très attendus et acclamés par un public déchaîné, il n’a pas fallu longtemps pour que le ton soit donné : un démarrage surprenant, plein d’énergie qui a dynamité le Trianon.

Les morceaux se suivent et le chanteur, Jay Buchanan dégage beaucoup de présence. Sa voix puissante et rocailleuse fait vibrer la salle et tout le monde se laisse embarquer par ce prêcheur hors norme. Cependant, il reste silencieux entre les titres…

Les tubes s’enchaînent : Electric Man, Play the Fool, Young Love, All Over the Road, Good Luck, Secret… Mais pas d’échange avec le public. Ce n’est qu’après une petite dizaine de morceaux qu’il ose enfin un « Merci beaucoup » timide. A partir de ce moment, on sent que tout le groupe se détend et le concert prend encore plus d’ampleur : les solos de guitare proposés par Scott Holiday, s’envolent et la température monte d’un cran. Le public suit, frappe des mains, cri, encourage. Temps fort du concert : lorsque tout le monde reprend en cœur l’air de Torture alors que le groupe finit de jouer la chanson !

De plus en plus loquace, on sent pourtant que Jay est un peu ailleurs… Dans un état second (musical ou autre ?), il semble en transe quand il chante et ce n’est pas sans nous rappeler les bons concerts de psyché rock des années 70 (Jim Morrison ou Led Zeppelin). Il marque des break, reprend en hurlant, déclame, s’accroche de façon désespérée à son micro et malgré quelques disparitions de scène impromptues, on est saisi par son chant.

On est à plus d’une heure de concert et le groupe propose une chanson plus douce : la magnifique On My Way. Lorsqu’ils reviennent sur scène pour le rappel c’est pour exécuter un brillant Open My Eyes. Le concert se finira de façon magistrale avec Keep On Swinging.

Jusqu’au bout on reste subjugué par cette voix qui accroche et cette guitare au son si particulier : distordant et blues à la fois. Un concert intense !

 

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