[Review] « Square One » de Charlie Winston : retour aux premiers amours

[Review] « Square One » de Charlie Winston : retour aux premiers amours

Trois ans que son Curio City Tour a dévalé la France à grands coups de guitare. Et alors qu’il voulait faire une pause, Charlie Winston revient en force avec son nouvel album Square One. Un premier extrait réussi, The Weekend, avait déjà été dévoilé il y a quelques mois. Square One est le projet abouti d’un bonheur, de doutes et de ce qui fait de Charlie Winston l’homme qu’il est aujourd’hui. 

Square One, album de la maturité ?

C’est une question qui revient souvent lors de la carrière d’un artiste : le tant attendu album de la maturité. Pourtant Square One en est l’exemple parfait. Charlie Winston semble s’amuser à étudier plusieurs sons et rythmes différents sur ce nouvel album. Tantôt dansants, tantôt lancinants, tantôt acoustiques. Square One arbore la vie d’un homme, tant épuisé par la vie qu’il en est heureux de la vivre.

« Hell, I’m in hell »  – Spiral

Square One s’ouvre sur un titre pour le moins déroutant. Spiral débute l’album avec un rythme très énergique, mais qui confie du mal-être de l’artiste. Dépassé par les événements, Spiral est un appel à l’espoir (« Kill what you know. Start again.« ). Charlie Winston semble vouloir nous raconter une histoire des plus personnelles, la sienne. Et c’est une impression d’autant plus justifiée qu’arrive Fail Forward. Une chanson plus calme, plus acoustique. Plus qu’une réflexion, ce titre est une invitation à réussir. Même si l’on doit en passer par les pires problèmes du monde (« Ain’t no win without a fail« ). 

 

Des titres dansants et qui donnent de la voix 

Feeling Stop et The Weekend, le premier single de Square One, viennent ajouter une touche plus pop à l’album. Charlie Winston nous invite à nous exprimer. Plus que d’inclure son histoire dans l’album, il inclut celle de son public. Des titres qui seront très certainement les bienvenus dans la setlist si une tournée voit le jour. 

 

L’amour au centre de l’album 

Si la danse et l’espoir prennent une grande place sur l’album, il n’en est pas moins du désir amoureux. Rendez-Vous et Photograph en sont les exemples parfaits. Charlie Winston nous narre ici tout ce que peut englober l’amour : le désir, la passion, la déception (« I was fooled to believe that we were just right / Just before I got to feel the real kicker »).

Et c’est sur des titres très réussis que l’artiste nous transporte dans de véritables histoires, certainement vécues. L’album s’enchaîne sur Airport, première ballade de Square One. Un titre piano/voix émouvant, qui nous narre la peur de l’abandon, métaphorisée par un voyage en avion. Ce titre a été choisi comme second single promotionnel. 

« Wait until tomorrow, and you will see » – Until Tomorrow

Until Tomorrow et Losing Touch résonnent comme un ensemble. Charlie Winston nous fait part de ses doutes d’artiste, mais aussi de sa détermination. Comme tout et son contraire, ces deux chansons sont le point culminant de cet album, et là où les paroles, chères à l’artiste, prennent leurs sens. Until Tommorow est par ailleurs l’un de nos coups de cœur. 

L’album se termine sur Lost In The Memory et Get Up Stronger. En plus de prouver le talent d’auteur de Charlie Winston, ces deux titres viennent clore avec beauté Square One. Get Up Stronger vient particulièrement piquer notre intérêt. Un titre qui brillera par son texte, sa mélodie et par sa position dans l’album, un titre puissant sur le questionnement, l’énergie et la joie de la vie. 

Square One est une ode à la vie. La vie joyeuse, la vie qui mérite d’être vécue. Mais aussi la vie dans toutes ses moindres failles. Charlie Winston est un auteur hors pair, et un musicien aujourd’hui confirmé après une décennie de carrière. On espère bientôt le voir de retour sur les routes de France pour défendre cet album, qui, on en est sûrs, sera un succès. 

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