[Report] Sylak Festival : là où le hardcore est un terrain de jeu

[Report] Sylak Festival : là où le hardcore est un terrain de jeu

Cette année, le Sylak Festival n’a pas fait dans la dentelle. Que ce soit du côté des artistes ou du public, l’énergie n’est pas sagement restée à la maison. Elle a saturé le petit site du festival pendant 3 nuits et 3 jours !

Pour se plonger d’entrée dans l’ambiance, voici l’aftermovie du Sylak : le retour en image du festival ! [Vidéo par: Les lanternes numériques. Musique: Mickael Kassapian]

 

Vendredi 3 août : un démarrage qui ne passe pas inaperçu

Rituellement, la soirée du 3 août s’est ouverte à 17h30 par la soirée mousse. Le concept est le suivant : juste derrière la fosse, des appareils balancent aléatoirement de la mousse de bain. Il est donc possible de se retrouver couvert de mousse jusqu’aux oreilles, en plein dans un pogo de Benighted. Ça change de l’habituelle poussière festivalière, et ça rafraîchit ! Au vu du soleil qui n’a quitté le ciel du Sylak seulement pour laisser place à la lune, c’était de circonstance.

Puisque le premier groupe cité ici est Benighted, parlons-en ! Le groupe a du interrompre son concert. Pour cause, le public moshait si fort, que les barrières de sécurité se sont déplacées et ont menacé de tomber ! « C’est la première fois que ça nous arrive » a assuré Julien Truchan dans son micro, mi-désolé de suspendre la performance pour des soucis techniques qu’il ne maîtrisait pas, mi-fier de son public.

Benighted est un groupe habitué au Sylak, c’est loin d’être la première fois qu’il monte sur la scène de Saint-Maurice en Gourdans. Ce soir-là, il clôturait la soirée du 3 août après les passages de Mus Flat, Roadies Of The D, The Decline !, Flayed et Sticky Boys.

On attendait Sticky Boys avec particulièrement d’intérêt, car leur clip Better Daysbalancé entre un humour certain et toute l’imagerie du metal (Satan, sang, lieux abandonnés) avait bien attisé notre curiosité. Aucune déception de ce côté là, le groupe assure sur scène ! Une belle énergie, mise à l’honneur ce soir là par des groupes aux accents rock (coup de cœur pour The Decline! également), avant le final deathcore offert par les Stéphanois de Benighted.

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Samedi 4 août : hail to Hardcore

Pour nous, la journée du 4 août a commencé avec les très bons Kamizol-K . En plein barbotage dans l’Ain – situé à 15 minutes à pied du camping -, on pouvait déjà entendre leurs balances. Une femme qui chante du hardcore, parce que ce n’est pas encore monnaie courante, cela impressionne. Chucky, la dame aux cheveux bleus ne se gêne pas pour haranguer la foule et scander des paroles obscènes. D’un point de vue du son, l’efficacité de Kamizol-K est redoutable. 

Le groupe suivant, In Arkadia a donné un spectacle remarquable et remarqué. Alix Jeanguillaume s’est mis à saigner du nez pendant le concert, et a refusé le mouchoir qu’on lui a apporté. Il a continué à chanter, du sang sur la gueule. Si c’est pas metal, ça. 

Comeback Kid était le groupe que nous attendions le plus avec les Américains de Hatebreed et nous n’avons pas été déçus. Un concert de punk hardcore en live, n’est jamais un mauvais moment. 

Hatebreed fut un bouillon tel que les hématomes sur notre peau nous ont rappelé plusieurs semaines durant que cette fosse avait été mémorable. Ci-dessous le live de Destroy Everything, bien que Hatebreed ait laissé au public de Benighted le soin de détruire les barrières :

Dimanche 5 août : le final haut en couleur

Mantar a été annulé le jour-même, suite à une intoxication alimentaire du groupe (sans conséquences sur le long terme) au Wacken. Ce sont donc les Grenoblois de Eight Sins qui sont montés sur scène à 14h 40, et on ne garde pas le supsens plus longtemps : le groupe a géré. Leur énergie et humour (le chanteur Loïc a un faible perceptible pour les jeux de mots) était à la hauteur de Mantar, dans un style toutefois bien différent. 

Pour ce qui est de Terror, le groupe californien, regarder cet extrait du live devrait permettre de cerner une once de l’énergie sauvage déployée par la foule et les artistes.

Après un passage au photomaton du festival (et au bar…), on s’est installés aux premières loges pour profiter de Municipal Waste comme il se doit ! A côté de nous, un Donald Trump gonflable se baladait dans la fosse, devant l’affiche gigantesque du président des Etats-Unis se tirant une balle dans la tête installée par les artistes. Ambiance, musique et soleil : décidément, le Sylak est un bien joyeux bordel. 

Sepultura et Alestorm étaient très attendus pour conclure le festival sur une note davantage classique que hardcore. 

Vu il y a deux mois au Download Festival France, Alestorm a choisi la même mise en scène joyeusement bordélique, devant un public plus restreint qu’à Paris mais tout aussi remonté. Le canard en plastique jaune géant qui semble les accompagner tout au long de la tournée était présent. Après avoir été propulsé sur la foule, il a crevé. On espère qu’un petit bout de ruban adhésif suffira à le remettre sur pattes pour poursuivre les concerts !

C’est la première année où le Sylak a vendu toutes ses places. Le petit festival de musique hardcore et metal prend son envol, et on espère bien en faire un rituel annuel ! (Big up à la sécurité déguisée en licornes)

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