[Report] MaMA Festival 2018 – Un premier soir de folie

[Report] MaMA Festival 2018 – Un premier soir de folie

Pour sa 9ème édition, le MaMA Festival nous a encore réjouis avec une programmation éclectique et de qualité. 

Petit tour de piste dans le quartier de Pigalle pour ce premier soir de festivités. Merci ! Merci ! Merci !

 

L’Ordre du Périph

 

Pour ce premier concert de la soirée, on retrouve les 4 jeunes rappeurs que sont Assy, Youv Dee, Ars’n et Swan, une bande de potes franciliens issus de la scène open mic : une prestation dynamique qui réveille ! La Boule Noire en a vibré. Notons qu’ils viennent de remporter le Prix des Inouïs du Printemps de Bourges 2018. 
 

Born Idiot

 

Leur premier album autoproduit AfterSchool est sorti cette année, et leur pop entraînante et planante nous plonge dans la nostalgie de l’adolescence et de ses premiers émois. Porté par le chanteur rennais Lucas Benmahammed, le groupe nous offre un moment de plénitude sur la scène intimiste et chic du Carmen. Les guitares lancinantes et les accélérations de batterie ont eu raison de nous au milieu des moulures, dorures, fresques et colonades. 

Warhola

Warhola_MaMA18

Tout en grâce, le trio Warhola nous embarque dans une électro pop atmosphérique portée par la voix envoûtante du chanteur Oliver Symons. Entre envolées aériennes et effervescence électro, ce son qui nous vient de Belgique nous invite à l’abandon dans une sorte de rêverie. On attend avec impatience la sortie de leur premier album, annoncé pour le début 2019. A suivre !
 

Walter Dean

 

Walter Dean est la réunion du compositeur Jean-Baptiste Cognet, de l’artiste plasticien Guillaume Marmin, et de la violoniste Carla Pallone. Le trio a pris place sur la scène principale de La Machine du Moulin Rouge pour émerveiller le public venu le découvrir. Au son d’une musique électronique teintée de quelques autres influences stylistiques, c’est avant tout un exceptionnel ballet de lumières qui s’est joué devant nos yeux d’enfants. Cette formation originale a réussi à suspendre le temps et offrir un show plein d’élégance. 

 

Moullinex

 
Moullinex sur scène, c’est toute l’énergie déjantée et festive de la Funk et du Disco mélangée à la magie de l’électro. On en prend plein la vue avec les chorégraphies hallucinantes d’un chanteur excentrique, mi super-héros, mi-prêcheur. Enveloppé dans sa superbe cape dorée et pailletée, il nous a pris en otage: c’est bien l’heure de la messe. On en prend plein les oreilles aussi et on se contorsionne sous l’emprise incontrôlée des morceaux. Soudain on nous lance des confettis roses et pailletés au visage. On danse. On aime. On brille. La vie devient une fête made in Portugal : c’est tout le projet du producteur, DJ et multi-instrumentiste Luis Clara Gomes. Et on adore.
 

Concrete Knives

 
C’est avec une énergie débordante que Concrete Knives a pris possession de la petite scène de La Boule Noire. Après quelques années d’absence, le groupe revient avec un nouvel album, « Our Hearts » et a présenté au public sa pop barrée, portée par sa charismatique chanteuse. Un joli moment de partage. 
 
 

MNNQNS

 
Prononcez « Mannequins » pour ce groupe initialement formé en 2013 par Adrian, un jeune rouennais de 24 ans, fortement influencé par le rock underground New-Yorkais et le punk anglais des 80’s. Des guitares en folie, des cheveux qui fouettent l’air et des corps tendus sur leurs instruments, une batterie en effervescence mais surtout des titres délicieusement « sales » et parfaitement travaillés, des effets parfaitement maîtrisés, avec ce petit truc en plus, ce je ne sais quoi qui ravive l’esprit. Lauréats du Prix Ricard Live Music 2018, leur dernier EP Advertisement est une petite merveille à écouter en boucle.
 

Naya

 
Fraîche, énergique et douce, Naya, du haut de ses 18 ans nous promène à travers son univers poétique et enfantin. Elle a largement séduit le public du Bus Palladium avec ses titres pop entraînants tels que Girl on the Moon, Cat Song ou Quelque chose de toi et qui sont issus de son premier album Ruby sorti le mois dernier. Toute en simplicité et tendresse, cette auteure-compositrice-interprète, ancienne finaliste de « The Voice Kids » en 2014, nous offre un joli moment sur scène. 
 
 

AMMAR 808

 
Direction La Machine du Moulin Rouge où l’on observe 3 mecs relax qui se préparent avec l’aide de leur staff. La musique commence et ils nous emmènent vite, très loin et très haut entre le le ciel et la terre dans une transe musicale orientale et festive, auréolée de beats lourds et profonds. Ammar 808 porte haut les couleurs de la Tunisie à travers cette fusion de musique traditionnelle et d’électro puissante. Le public était fou et heureux, on a a-do-ré.  
 

Arat Kilo / Mamani Keïta / Mike Ladd

Le groupe parisien d’ethio-jazz Arat Kilo, le slameur américian Mike Ladd et la chanteuse malienne Mamani Keïta ont enflammé le Bus Palladium en nous faisant revivre le « Swinging’ Addis », âge d’or de la musique de la capitale éthiopienne dans les années 60/70. Une ambiance magnifiquement festive et joyeuse que l’on peut retrouver dans leur album Visions of Selam. On n’aurait pu rêver meilleure formation. Un festin musical.
 

Museless

 
L’artiste espagnole, Laura Llopart de son vrai nom, a offert au public de La Machine du Moulin Rouge un beau moment électronique. Ne se contentant pas de jouer ses créations, la jeune productrice qui trace son petit bout de chemin, de festival en festival, propose une réelle performance scénique en croisant musique et danse, puisqu’elle enrichie ses mélodies envoûtantes avec les mouvements gracieux d’une danseuse, le tout sublimé par un joli travail de lumière. 

 

On espère que vous étiez présents et que vous n’avez rien manqué de cette belle programmation ! 
 
Photos Born Idiot , Walter Dean, Concrete Knives, Naya et Museless : © Ludivine Pellissier
Photos L’ordre du Périph , Warhola, Moullinex, MNNQNS et AMMAR 808 : © Julie Rayot

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