[Report] Le Trianon s’offre Leon Bridges et Amber Mark

[Report] Le Trianon s’offre Leon Bridges et Amber Mark

Samedi soir, le Trianon a offert une double ration de soul aux amateurs du genre avec Leon Bridges et Amber Mark.

Avouons-le, il est rare d’être excité pour les premières parties de concerts, notamment dans les petites salles. Or, quelques exceptions viennent de temps en temps montrer qu’on a tort. En ce samedi soir, le Trianon était l’une d’elles avec la jeune américaine Amber Mark, emmenée à travers le continent européen par son compatriote Leon Bridges.

Amber Mark au Trianon. Crédit photo : Simon Brazeilles

Depuis la sortie du premier EP 3:33 AM, nous sommes tombés sous le charme d’Amber Mark et vous parlions de l’harmonieux et envoûtant « S P A C E ». Et, dès son arrivée hâtive sur la scène du Trianon (19h15, un samedi soir !), c’est justement ce morceau que la chanteuse choisit d’interpréter. Avec son mélange de soul et de r’n’b, la chanteuse réussit à séduire l’entièreté de la salle, par sa grâce unique mais aussi par ses morceaux tels que « Love Me Right » de son EP Conexão, le plus récent « Put You On » ou encore une reprise de Sade. En à peine quarante minutes, Amber Mark a prouvé qu’elle avait tout d’une véritable diva méritant son propre Trianon.

Leon Bridges au Trianon. Crédit photo : Simon Brazeilles

Difficile de passer après cette excellente introduction. Cependant, les spectateurs sont bien là pour Leon Bridges et ils le montrent. Dès l’arrivée du chanteur, une excitation générale envahit la salle. Pendant plus d’1h30, le chanteur oscillera quasi-équitablement entre titres de son premier essai Coming Home datant de 2015 et de Good Thing, sorti en mai dernier. Dans une scénographie simple, il s’entoure alors de deux choristes et de nombreux musiciens, plutôt en retrait. Tout repose donc sur les épaules du jeune homme de 29 ans.

Entre funk et soul, les morceaux n’arrivent pourtant pas à atteindre l’énergie et l’émotion captée en studio, rendant très vite le set monotone et longuet. Même l’excellent « Coming Home » se retrouve joué de manière trop rythmée, à l’opposé de l’original. On retiendra toutefois un très bon double final « Smooth Sailin' » / « Flowers », dansant et enivrant, ravivant la foule. Après avoir quitté la scène quelques instants, le chanteur texan revient seul avec sa guitare et sa choriste pour une interprétation acoustique du tube « River », en faisant sûrement le meilleur moment du concert. « Take me to your river, I wanna go » est scandé de tous les côtés. Emouvant.

Avouons-le, il est rare d’être excité pour les premières parties de concerts, notamment dans les petites salles. Pourtant, il y a des fois où la première partie se révèle encore meilleure que le concert principal. Cette soirée en était l’une des preuves.

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