[Report] Joulik fait voyager le public des Trois Baudets avec Envol

[Report] Joulik fait voyager le public des Trois Baudets avec Envol

C’est dans le cocon des Trois Baudets que nous avions rendez-vous mercredi 28 pour rencontrer Joulik. Le groupe originaire du sud de la France présentait son dernier album : Envol !

La salle se remplit vite et sur la scène vide on observe déjà de multiples instruments. Oui, car Joulik, ce n’est pas seulement une musique folk inspirée par les cultures méditerranéennes et africaines. C’est surtout la réunion de trois musiciens de talent : la chanteuse-accordéoniste Mélissa Zantman, le guitariste-oudiste Robin Celse et la violoncelliste Claire Menguy.

Le concert s’ouvre sur un chant bulgare, Samna qui appelle le lever du soleil. La voix de Mélissa s’élance et déjà on frémit. Quelle force ! Quelle puissance émotionnelle ! On est hors du temps, hors des lieux. Notre tête vient de décoller, notre cœur a bondi d’un coup et nous nous sommes évadé… loin… très loin !

Le morceau suivant est celui par lequel nous les avons découvert, Morenika, chanson en judéo-espagnol, suave et intense. Joulik nous partage ensuite le discours d’une fille à sa mère en italien cette fois : Ciao Mama ! On est littéralement subjugué par la palette de timbres, de langues et d’instruments déployés sur scène. La musique de Joulik est une tableau musical aux couleurs chatoyantes.

Le concert n’a pas commencé depuis longtemps, mais le public est présent, enthousiaste, il crie sa joie et son admiration.

 

Mélissa continue avec Malgré Moi, un titre en français ou la guitare de Robin prend des sonorités de scie.

On part ensuite au Sénégal et la guitare devient Cora cette fois. Adouna est un titre écrit au départ en français mais traduit en wolof par un de leur ami. Il signifie « la vie c’est comme ça« . Sublime moment où le rythme vient chatouiller nos sens. On hésite entre sautiller et se laisser bercer. C’est beau ! On salut les harmonies vocales qui depuis le départ nous donnent des frissons et le jeu de Claire qui passe du pincement au frottement des cordes de son violoncelle, donnant plus de mordant ou plus de lyrisme et de sensualité aux titres.

Leurs influences sont piochées partout : tout autour de la méditerranée, mais aussi en Afrique et dans les pays de l’est. Mais parfois Joulik invente des pays qui existent pas, ou seulement dans leur imaginaire. Ils écrivent alors des chansons imaginaires, avec des paroles, dans langue imaginaire. C’est le cas de Sirigiri… qui ne veut rien dire… ou dont l’interprétation est libre, propre à chacun.

Autre pays autre histoire : Lá em São Paulo raconte une rencontre impromptue dans la rue entre un jeune homme et une jeune femme… Waouh ! Mais ce jeune homme est déjà amoureux d’une autre fille… Waouh ! Allors il raconte qu’il ne tentera rien. Cette chanson est emprunté à Renata Rosa dont le groupe confesse adoré la musique. Le titre a des accent de forro et on a très envie de danser. 
Le public est sollicité pour ce titre. Joulik a besoin de chœurs pour cette chanson en brésilien. Rien de bien compliqué : des lalalalala à placer sur les refrains. C’est toute la salle qui se prête au jeu et dans un élan du cœur, nous voilà à chanter à l’unisson pour accompagner les musiciens. On finit par faire parti du spectacle et le concert n’en devient que plus poignant. 

« C’était beau » conclue Claire : « On vous engage pour le prochain album ».

Le prochain titre est Open Day : inspiré par le grand ciel bleu du sud de la France, c’est aussi un jeu de mot avec open D ou la note Ré en accord ouvert. Retour en Italie encore avec une chanson dédié à la vie et à toutes les envolée. Ah ! Vita Bella. Une chanson empruntée cette fois à Lucilla Galeazzi avec des clins d’œil à Eric Sati.  On poursuit en langue anglaise : un jeune homme des Balkans essaye de communiquer avec une anglaise pour la séduire, mais sa mère n’est pas d’accord avec cette histoire d’amour.

La fin du concert approche et Joulik nous remercie dans toutes les langues. Ils sont heureux d’avoir pu amené leur dernier album Envol à Paris et ils sont très touché par l’accueil qui leur a été réservé. Tonnerre d’applaudissement et standing ovation pour ces trois musiciens extraordinaires. Ils sont rappelés pour deux titres : tout d’abord une berceuse psychédélique appelé la Valse Taupienne « Allez savoir pourquoi… ». Sublime crescendo mélancolique et vibrant. Des frissons d’émotions nous parcours alors que nous nous laissons emporter par leur musique tendre.

Puis, un dernier morceau pour un réveil douceur et laisser quitter la salle, un chant espagnol, La Serena. Entraînant, c’est encore un beau chant d’amour.
Mélissa, Robin et Claire invitent le public à vernir échanger avec eux près du merchandising.

Joulik

Un moment suspendu, un concert qui nous a fait quitter Paris pendant un peu plus d’une heure et demi et dont il fut difficile de s’extraire, la confortable salle des Trois Baudets n’aidant pas. Joulik est un projet qui mérite vraiment une attention particulière et on regrette que le groupe soit en pause prochainement (Mélissa attend un heureux événement), mais on espère entendre parler d’eux plus souvent à l’avenir.

Page Facebook de Joulik

Site officiel de Joulik

 

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