[Report] Gunwood et ses invités en apothéose au Café de la Danse

[Report] Gunwood et ses invités en apothéose au Café de la Danse

Gunwood était de retour dans la capitale vendredi 13 avril pour conclure sa tournée en apothéose avec des invités de choix. Un concert que le public du Café de la danse n’est pas prêt d’oublier… et nous non plus !

Cela fait plus d’un an que nous les avons rencontré : d’abord au Chorus Festival en 2016, alors qu’ils s’appelaient encore Gunwood Circle… Puis dans le froid de l’hiver 2017, dans la chaleur du studio de l’Ermitage. Une vraie découverte et un gros coup de coeur pour Gunwood… et un vrai plaisir de les retrouver un an plus tard au Café de la Danse.

Leur premier album, Travelling Soul, a beaucoup fait parler de lui et la critique n’a cessé de l’encensé… à raison ! Chez Justfocus, on l’a adoré et on avait hâte de les revoir sur scène pour se nourrir de leur énergie et de leur bonne humeur.

Un concert spécial pour Gunwood

Revenir à la maison ! C’était important pour eux après autant de temps sur la route, en promotion, en concert… Et puis jouer à Paris, c’est toujours un peu particulier, surtout quand le concert est sold out ! Qui plus est, la salle du Café de la Danse est parfaitement adaptée à leur musique. A la fois cosy et suffisamment grande pour générer une ambiance de folie. Entre l’intimiste et la super party, le tout avec un excellent son et de très belles lumières.

Pour introduire leur concert, Gunwood a fait appel à Fierce Flowers, un trio définitivement folk (entre appalachian et irish) de filles. Avec des chansons en anglais et en français, Julia, Shushan et Léopoldine ont complètement séduit le public de Gunwood qui avait déjà adoré Sparky And The Clouds.

Fierce Flowers

Elles parlent de bal folk (« Vous y avez déjà été ? C’est vachement bien ! »), de leur père qui travaille trop. Elle sont pleines de vitalité et d’humour. Léopoldine casse une corde et se retrouve à emprunter une guitare à Gunwood :  » ça se voit que celui qui joue de cette guitare est quand même vachement plus grand que moi…. Aller Rock’n Roll ! « . Une ambiance bonne enfant pleinement partagée et qui détend et fait sourire tout le monde en ce début de week-end.

Merci Gunwood pour les avoir invité en première partie !

Page Facebook de Fierce Flowers

Site officiel de Fierce Flowers

Mais de ce n’est que le début des surprises… Pleins d’autres nous attendent !

Travelling Soul au complet (ou presque)

Jeff

Lorsque le concert de Gunwood commence, la tension (et l’attention) est à son comble. Toute la salle trépigne d’impatience. Jeff et David entre en premier, très vite rejoins par Gunnar sous les acclamations du public. C’est parti pour un super concert qui démarre avec Hey Little Brother ! Ambiance un peu sombre qui s’anime et s’éclaircit avec I Wanna Betray Myself . On est étonné de ce choix pour commencer le concert, mais on apprécie. Gunnar remercie les parisiens d’être venu aussi nombreux et leur demande de crier car ils vont avoir besoin de toute leur énergie. La salle hurle en retour. Et on repart avec Swimming puis leur dernier titre mis en images, Tales, dont le clip est vraiment superbe !

Après cette pause folk, le concert prend une tournure plus rock avec Daydream ! Le rythme s’est accéléré et alors qu’ils s’apprêtent à jouer Rescue, Gunnar arrête tout, brusquement, pour inviter les cuivres de Electro Deluxe à les rejoindre sur scène : Thomas Faure au saxophone, Vincent Payen à la trompette et Vincent Aubert au trombone. Gunnar regrette que James Copley, le chanteur n’est pas pu venir, mais c’est une chance d’entendre Rescue, un titre super punchy, se teinter de cuivres. Euphorie dans la salle : l’accueil est bruyant et plus qu’enthousiaste ! On saute et on danse dans la salle.

electro deluxe

Gunnar, déjà très touché par la présence de ses invités, présente ensuite ses 2 compères avec beaucoup d’émotions : David Jarry Lacombe (Machine man) à la batterie et João Francisco « Jeff » Preto à la basse, harmonica, chant … (l’homme à tout faire). Une vraie complicité entre ces trois là. Il se présente ensuite lui-même, pour ce qui ne le connaisse pas encore ; né en Angleterre de parents allemands qui lui ont donné un prénom suédois : Gunnar Ellwanger ! Il enchaîne tout de suite sur Traveling Soul qui est aussi le nom de leur album.

Alors que les notes de More s’élèvent avec grâce dans la salle, un autre invité fait son apparition sur scène. Ben l’Oncle Soul vient rejoindre Gunwood et le public, super heureux, crie dans la salle. On se laisse bercer par cet accord imprévu entre la voix rocailleuse de Gunnar et celle chaleureuse de Ben… et ça marche tellement bien. On a des étoiles plein les yeux.

Ben l'Oncle Soul

David quitte ensuite sa batterie et s’empare d’un ukulélé pour interpréter avec les deux autres une nouvelle chanson en acoustique. Sunny Eyes parle d’une rencontre dans le métro … ce qui est suffisamment rare pour mériter une chanson. Tout le monde claque des doigts pour les accompagner. Gunnar invite ensuite le public à chanter avec lui, non pas lalalala, mais dadadada (parce que pour la blague da ça veut dire la en allemand). Tout le monde devine que le prochain titre est Rainchild.

Gunwood remercie les Fierce Flowers d’avoir accepté d’ouvrir leur concert. Ils les suivent depuis leurs débuts et nous invite à découvrir leur EP. C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on écoute ensuite leur merveilleuse reprise de Girls Just Wanna Have Fun. Des « Merci » fuse dans la salle. Gunnar se rappelle alors que Gunwood a débuté il y a 5 ans déjà, le jour où il a envoyé une maquette de sa musique à ses deux compères et qu’ils ont accepté de le suivre dans cette aventure. Comme c’est le moment des remerciements, Gunnar cite Zamora et un certain ‘Mister Crout’ qui les soutient depuis le départ et sans qui rien n’aurait été possible. Puis c’est au tour de Old Man Song . Il ne manque plus de Sweet Holy Road pour compléter l’album… mais qui finalement ne sera pas jouée.

Le concert touche déjà à sa fin. On découvre alors un autre titre Rude Thing qui ne figure pas sur l’album.

Gunnar - david salut

Un rappel en apothéose

Le groupe revient sur scène pour interpréter une chanson a cappella Fifty Eight. Silence religieux, puis claquement de pied et de mains. Impossible de rester calme en entendant ce titre qui rappel les origines du blues, une sorte de negro spiritual. S’en suit une belle introduction à l’harmonica pour The Waiting Is Over… encore une nouveauté !

Le concert ne pouvait pas se terminer sans un retour de tous les invités sur scène. Le Café de la Danse fait un maximum de bruit et voilà les cuivres de Electro Deluxe et Ben l’Oncle Soul qui reviennent pour finir ce concert en beauté sur le titre Freedom, une reprise de la version de la chanson traditionnelle Motherless Child de Richie Havens. Gunnar remercie Thomas de Electro Deluxe pour avoir fait les arrangements de ce dernier titre en dernière minute. On confirme, c’est une réussite.

Gunnar - Ben l'Oncle Soul

Avant de partir, Gunwood nous laisse sur Afraid Of The Dark.

salut

Difficile de quitter le cocon du Café de la Danse après un tel concert, mais avec la présence de nouvelles chansons dans la setlist, on se dit que c’est pour mieux les retrouver. On devine que Gunwood planche déjà sur un deuxième album et on est ravi de l’apprendre. A très vite donc !

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