[Report] God Is An Astronaut hypnotise le Trabendo

[Report] God Is An Astronaut hypnotise le Trabendo

Le 13 mai dernier, God Is An Astronaut a hypnotisé le Trabendo. Un concert prenant et d’une rare intensité dont le public parisien se souviendra.

Plongé dans le noir, on entend des sons, de la musique, une douce mélodie, le groupe entre progressivement sur scène. On les distingue à peine, on n’aperçoit que leur silhouette et c’est la seule chose que l’on verra d’eux pendant les presque deux heures qui vont suivent.

God Is An Astronaut, puissant !

Chef de fil du mouvement Post Rock, God Is An Astronaut est le genre de groupe qui parvient à captiver son audience, sans parole et sans jeu de scène. Ici pas d’artifice, tout est dans la musique.

Et cette musique est d’une puissance émotionnelle particulièrement saisissante. Dès les premiers titres, le groupe parvient à nous plonger dans l’univers sombre et envoûtant d’Epitaph, leur dernier album.Comme dans un tourbillon, on passe d’une douce mélodie à des guitares saturées ; le son nous enveloppe et les lumières tournoient pour nous faire perdre tout repères.

Mortal coil poursuit notre chute vertigineuse dans le monde de God Is An Astronaut. On observe déjà les corps qui oscillent et les têtes qui se secouent en fonction de la rapidité de la batterie ou de la violence des guitares.

Un retour aux sources

Le groupe communique peu, mais toujours avec une voix douce et bienveillante. Torsten est le seul à parler, il porte la voix de God Is An Astronaut. Il annonce un voyage dans le temps jusqu’à leur premier album pour interpréter The End Of The Beginning. Les fans de la première heure s’animent !

Sur scène, les frères Kinsella sont concentrés, connectés… Il y a une implication dans les morceaux qu’ils interprètent, une intensité sur scène qui déborde et vient envahir le public. On est saisi par vague.

Niels & Torsten

Les titres s’enchaînes, dont plusieurs de l’album All is violence, All is bright. Notamment Forever Lost ou Suicide By Star qui crée l’enthousiasme dans la salle du Trabendo. 

Et dans l’obscurité, tu verras la lumière…

Mais il y a un autre détails qui a son importance dans cette osmose collective : le travail de lumière qui est remarquable et fait une grande partie du travail pour rendre l’ambiance de ce concert unique et emporter tout le monde dans un voyage vers l’au-delà.

Chaque light sert à merveille les titres qu’elle accompagne, créant des volutes, des arcs, des courbes, des grilles… emprisonnant les musiciens sur scène. Parfois on croit voir des aurores boréales, on a l’impression d’être dans un train, d’être traversé par des éclairs… On entend un cœur battre et on voit des veines apparaître.  C’est une vraie scénographie à laquelle on assiste !

GIAA

Tout est viscéral, presque organique.

On sent la musique prendre possession de nos tripes et malgré l’enthousiasme que le public manifeste à chaque fin de titre, on sent que tout le monde est complètement happé par la musique.

Le groupe jouera encore deux titres de leur dernier opus : Seance Room et Medea. Ils iront aussi piocher dans leur longue discographie pour satisfaire l’ensemble de public. 

Le concert passe trop vite et c’est déjà presque la fin : Centralia de l’album Helios/Herebus. Le groupe quitte discrètement et rapidement la scène pour revenir sous les acclamations du Trabendo. Il confie avoir un dernier titre pour nous et nous laisse avec Helios/Herebus.

Il remercie les parisiens d’avoir été si attentifs et présents ce soir. Puis il quitte la scène, pour de bon cette fois, non sans avoir serré quelques mains. « Prenez soin de vous » sera leur dernier message : des mots qui tombent à pic avec les événements de la veille.

God Is An Astronaut en live est un moment particulier et un concert hors du commun qui ne ressemble à nul autre. On ne peut pas parler de communion, parce que chaque personne présente semblait un peu s’échapper à sa façon, mais il y avait cette idée de partir loin, s’évader, laisser émerger quelque chose de doux et fort à la fois et que tout le monde a pu partager avec le groupe. A vivre au moins une fois !

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.