[Report] Le café de la danse complet pour accueillir l’éblouissant Tamino

[Report] Le café de la danse complet pour accueillir l’éblouissant Tamino

Le café de la danse accueillait Tamino, le talentueux chanteur belge qui venait présenter Amir, son premier album. Un concert complet, intense et dont on se souviendra longtemps.

Retrouvez notre chronique de son premier album : Amir

Souriant et mystérieux Tamino est l’archétype du brun ténébreux au charisme irrésistible. Non, pas de fan girling de bas étage ici, mais un simple constat qui se renforce à chaque fois que nous le retrouvons sur scène.

Report du concert de Tamino à la Maroquinerie

Il entre, accompagné par ces deux musiciens, claviers et percussion. En introduction, Tamino a choisi de chanter Persephone. Choix judicieux, qui pose le décor et donne le ton : c’est parti pour une setlist qui va se confirmer subtile et bien élaborée, variant les rythmes, jouant sur les émotions… Une vraie montagne russe.

Alors qu’il interprète Sun May Shine, on le devine dans sa bulle, déjà absorbé par sa propre musique. Très troublé par l’attention qu’on lui porte, il prononce un timide « Bonsoir… », suivi d’un hésitant « C’est chouette » qui nous fait sourire et d’un « Merci » avant de poursuivre avec Cigar. On sent qu’il aimerait communiquer mais ne se sent pas à l’aise, cherche ses mots en français puis renonce, préférant replonger dans la musique, sa meilleure façon de communiquer. Et quel talent ! Il nous captive comme à chaque fois !

Rythme orientaux et chant qui s’élève comme une complainte, Each Time résonne dans le café de la danse, nous entraînant dans une rêverie vaporeuse. Un vrai frisson lorsque sa voix devient plus torturée. Gros coup de cœur pour ce titre qu’on attendait en live. Une surprise avec le morceau suivant : Reverse qui figure sur son Ep Tamino, mais reste le moins connu de ses titres.

Tamino profite d’un silence entre des tonnerres d’applaudissements qui l’intimide. « Vous êtes beaucoup… Merci. C’est fantastique d’être ici« . Il vient de réaliser que la salle est comble. En effet, il n’y a plus un seul espace de libre et le public a rempli chaque interstice du Café de la Danse. On sent qu’il fait un effort pour ne pas parler anglais et éprouve avec courage son français.

So it goes nous emporte encore plus loin. On sait à présent qu’il sera difficile de quitter le chaud clair-obscur de cette soirée mémorable.
Doux arpèges de guitare, Verses vient bercer les cœurs conquis du public. Dans un silence religieux et yeux pleins d’étoiles, nous sommes suspendu à ses lèvres.

Tummy est accueilli par des cris enthousiastes et ceux qui connaissent les paroles accompagnent Tamino. Une nouvelle complainte lance Chambers sur laquelle la fosse se balance. On soupire ensuite sur Indigo Night dont la mélodie mélancolique vient nous toucher en plein cœur.

Le rythme s’accélère avec W.O.T.H.. L’ambiance devient électrique créant une tension particulière qui nous tient en haleine… Juste avant Habibi, moment de grâce tant entendu que tout le monde écoute religieusement, le souffle coupé par la voix unique de Tamino.

Hurlement de joie, gratitude et enthousiasme pour exiger un rappel. Toujours avec cette timidité maladive, le jeune belge finit par dire « ça signifie beaucoup pour nous, merci beaucoup« . Alors en guitare voix, il reprend Mariners Apartment Complex de Lana Del Rey.

Une dernière phrase : « Merci ! C’était incroyable… A bientôt » avant de finir avec Smile.

En définitive, s’il n’a pas beaucoup parlé, Tamino a complètement touché ceux qui sont venus l’applaudir et ont du mal à quitter les lieux.

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