Un premier Olympia complet pour Marina Kaye

Un premier Olympia complet pour Marina Kaye

« Si j’avais cru un jour, qu’à 18 ans je ferai mon premier Olympia et qu’il serait complet ? »
C’est ainsi que commence le dernier concert parisien de Marina Kaye le 15 avril dernier : un succès !

C’était un moment qu’elle attendait avec impatience.

Si cet endroit semble être un symbole de réussite, il a définitivement marqué la jeune femme. Pour l’occasion, Marina scintille dans une tenue qui lui va à merveille. Plus mature, plus sexy, elle s’affirme un peu plus sur scène, même si semble un peu hésitante au départ. Le concert débute avec quelques morceaux dont on ne se lasse plus : Iron Heart, Dancing With The Devil

Elle entame ensuite une des premières chansons qu’elle a écrite et qui est aussi une de ses préférées : Won’t Be Here This Time. Elle commence Freeze You Out et là : Surprise ! Il semblerait que quelques titres aient été réarrangés pour l’occasion. En tout cas, le violoncelle a pris plus de place et cette nouvelle ampleur donne une force nouvelle à ce morceau composé par Sia qui a déjà une belle intensité. De même Live Before I Die semble plus instrumentale et fait chavirer les cœurs.

Elle poursuit avec Feed The Wolf In Me où elle interpelle le public sur le fait de trouver la bonne personne et de trop souvent tomber sur la mauvaise. Cette chanson parle de cette problématique qui l’a touché déjà à son âge.

La chanson qui suit est Traitor qui semble plus rock, plus énervée, mais plus puissante aussi. Encore une fois, le violoncelle y a une belle place. Il semblerait qu’elle ait véritable un groupe avec elle. On sent que les musiciens se sont soudés autour de Marina.

On est ensuite subjugué par le jeu de scène plus travaillé, plus élégant de Mirror Mirror. Elle s’impose, mais sans cette distance froide que peuvent prendre les artistes trop « diva ». On sent qu’elle a gagné en maturité. Les percussions donnent beaucoup de force à cette version. On vire presque sur de l’électro-pop avec une touche de rock sur la partie instrumentale. Les garçons qui l’accompagnent donne de la voix pour créer une belle harmonie. C’est efficace et poignant. Gros coup de cœur pour cette version live !

Un solo de violoncelle annonce Sounds Like Heaven. Etoiles dans le fond, carboglace au sol, la mise en lumière du spectacle est belle, propre et embellit chaque instant du concert. Marina demande une ovation pour Lindsey Stirling qui n’est pas présente, mais qui a travaillé avec elle sur cette chanson et dont elle est elle-même très fan.

Une intro de guitare acoustique et Marina se met à chanter Don’t You Talk About Love, cette chanson qui tire les larmes. La salle se lève pour une standing ovation. Elle n’en revient pas. Très émue, elle a du mal à reprendre le contrôle de la salle et se laisse happer par l’émotion.

Le titre qui suit semble presque plat après ce moment vibrant. Mais elle reprend vite le dessus avec sa version bluesy à souhait de Feeling Good (façon Muse). Elle commence à avoir des attitudes sensuelles de femme fatale. Une assurance qui commence à poindre et qui lui va bien sur ce morceau.

Elle propose ensuite au public de chanter avec elle sur un nouveau titre qui semble avoir un potentiel fédérateur à la Walk Off The Earth. Il faudra attendre le prochain album pour mieux l’écouter et apprendre les paroles.

Les notes de Homeless s’élèvent et c’est l’euphorie dans l’Olympia. Tout le monde se lève et chante en cœur ce refrain qui l’a fait découvrir et connaître.

Elle reviendra pour un court rappel incluant la chanson The Price I’ve Had To Pay et son nouveau titre que nous avions découvert en décembre 2015 : No Escape !

Une consécration peut être un peu trop rapide et soudaine, mais une évolution merveilleuse et une aventure passionnante que celle de Marina Kaye. Elle revenait de loin lorsqu’elle a sorti son premier album Fearless, mais ce succès est indéniablement mérité et la chanteuse en a profité amplement vendredi 15 avril dans la mythique salle de l’Olympia.

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