Nourith, l’album

Nourith, l’album

Après de longues années d’absence, Nourith revient avec un nouvel album aux couleurs de paix et de méditerranée. Une voix qu’on avait oubliée et qu’on redécouvre avec plaisir.

Nourith, c’est l’histoire d’une jeune israélienne arrivée à Paris à l’âge de 20 ans et qui se fait remarquer en participant à la bande-originale du Cinquième Elément de Luc Besson. Mais les débuts ne sont pas aussi simples. Ce n’est que 2 ans plus tard qu’on lui propose un premier album, « Kol Yishama », qui sort en mars 1999 en français et en hébreu, ainsi qu’un rôle dans la comédie musicale des Dix Commandements en 2000. La promotion de ce spectacle lui permet de rencontrer de nombreux artistes avec qui elle collaborera : Maurane, Michel Jonasz, Peter Gabriel, Yaël Naim… Elle sortira un deuxième album en 2002.

La chanteuse est rattrapée par l’amour et la maternité. Puis elle doit se construire sa propre carrière, faire des choix, trouver de nouveaux contacts… Apprendre aussi ! C’est après une traversée du désert qui lui aura beaucoup apportée qu’on la retrouve avec plaisir avec un album plein de charme : Here Iam.

Et c’est bien elle en effet !
Un univers riche et unique, une voix sensuelle et empreinte de ses origines. Un album en plusieurs langues avec 2 reprises dont une de Chris Isaak particulièrement réussie, mais aussi un album dans lequel elle s’est véritablement investie autant dans l’écriture que dans la composition ; elle participe aussi aux arrangements, apportant ainsi toute la fraîcheur de sa personnalité. On sent beaucoup de douceur et de sérénité, d’espoir dans sa voix. Elle parle d’elle, d’amour, de paix. C’est un plaisir de l’entendre chanter dans sa langue natale. Les accents orientaux que prennent sa musique, teintent cet album de jolies couleurs et le rendent plus qu’agréable à l’écoute. C’est léger et rythmé à la fois, ça se savoure comme une gourmandise au miel.

Il y a sept titres dans cet album :
Préda donne le ton. Chantée en hébreu, cette chanson commence comme une boîte à musique. On est dans la tranquillité d’une chanson Pop, mais dès le départ on est dans ce mélange des genres parfaitement maîtrisé. Les instruments se mêlent avec soin et cette alliance avec la musique orientale fonctionne à merveille.
Toute Etrangère parle d’elle, de sa vie de migrante, femme entre deux pays. Le refrain et l’instrumentation sont un hommage à la musique traditionnelle israélienne. C’est un très beau morceau, très réussi, sur lequel on se balance entre sable du désert et pavé parisien.
–  Au rythme reggae, Amnésie Passagère est une chanson d’amour naïve presque enfantine. J’ai pensé à Amélie Poulain, le côté jeu de cache-cache, faire l’innocente pour ne pas s’avouer vaincue par un sentiment qu’on ne maîtrise pas forcement.
Lettre à France, Nourith en parle très bien : [quote]« Ça m‘est venu en marchant. J’avais découvert cette chanson peu avant et, quand j’ai imaginé cet arrangement, ça sonnait tellement bien que ça a été un détonateur et je me suis enfin sentie prête à sortir l’album.[…] Je suis moi aussi entre deux pays. J’ai des choses à dire à la France. Je l’aime. J’ai émigré, j’ai choisi de vivre ici et j’aimerais que ce pays s’épanouisse tout entier comme j’ai pu m’y épanouir. »[/quote]
Emouna 
nous permet de retrouver comme pour Préda ce savoureux mélange des inspirations avec cette sensualité et cette singularité propre à Nourith et une grande richesse instrumentale. C’est une chanson très belle et entraînante. Un air lumineux qui égaye !
– Nourith nous propose une superbe reprise de Wicked Game de Chris Isaak. Mélancolie teintée de soleil couchant, il faut attendre le refrain pour percevoir toute l’originalité de cette version. Et c’est un vrai régal ! On navigue entre un clin d’œil évident à la version originale, mais le tout revisité superbement par l’artiste israélienne.
Here I Am termine l’album. On dirait qu’elle nous raconte finalement son parcours jusqu’à aujourd’hui. On sent une femme magnifique qui s’assume et porte chacun de ses mots comme un étendard. Une belle conclusion !

Son premier titre Lettre à France, reprise de Polnareff, commence à faire son chemin et on espère la voir prochainement en concert pour voyager en sa compagnie.

Site officiel de Nourith

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