Natural Games : sports extrêmes et musique font exploser le thermostat

Natural Games : sports extrêmes et musique font exploser le thermostat

La onzième édition des Natural Games, le plus grand festival de sports extrêmes et de musique de France s’est terminée début juillet à Millau en Aveyron. Escalade, parapente, slackline, kayak, VTT ou encore paddle ont émerveillé curieux et connaisseurs sous un soleil de plomb. Côté musique, le public a assisté au grand retour de MC Solaar, au show de Pfel & Greem (C2C), de L’Entourloop et bien d’autres.

 

Natural Games 2018

 

Elle était attendue de pied ferme. Après un anniversaire des 10 ans du festival en demi-teinte suite à une météo capricieuse, tous les regards étaient rivés vers le ciel de Millau en Aveyron (12) pour cette onzième édition des Natural Games. Et on peut dire qu’elle n’a pas fait défaut. C’est vierge de tout nuages et avec un thermostat avoisinant les 30 degrés que le plus grand festival de sports outdoors et de musique s’est déroulé du 28 juin au 1er juillet. De quoi satisfaire des festivaliers avides d’émotions et de sensations fortes.

C’est toujours dans le spot de Millau, capitale des sports outdoors, et à deux pas des magnifiques gorges du Tarn que le festival a de nouveau posé ses valises pour quatre jours de folie, mêlant sports extrêmes et musique.

 

Natural Games 2018 – Photo Johan Dubée

 

Côté musique

Étant un des rares festivals de ce genre à être gratuit (excepté le samedi soir), les Natural Games attirent une foule toujours plus dense lorsque le soleil se couche. L’île de la Maladrerie se remplit petit à petit d’un flot de festivaliers venus des quatre coins de la région, de France et de Navarre. Si les habitués sont la majorité, la réputation de l’événement et son bouche-à-oreille fait le reste. Petite surprise cette année : un paiement par Cashless qui continue de faire siffler les oreilles des organisateurs tant sa mise en place fut difficile. Mais va-t-on râler alors que la plupart des festival en France sont payants ?

 

Natural Games 2018

 

C’est sous le beat du hip-hop de Chill Bump que ces onzièmes Natural Games ont lancé les hostilités musicales. C’est le micro rivé aux lèvres, déroulant leur flow, que le duo entame la soirée. Juste le temps de voir le bloc de vitesse et ils sont suivis par l’énergique Mat Bastard. Il n’était pas en terra incognita puisque le chanteur de Skip The Use s’était produit avec son groupe sur le festival il y a bon nombre d’années alors que l’un comme l’autre étaient à leurs débuts.

 

Natural Games 2018 – Photo Johan Dubée

 

La deuxième soirée s’est entamée par un autre duo, L’Entrourloop. C’est sous un hip-hop teinté de sonorités reggae, de cuivre et d’anciennes voix et un beat entraînant que ces amoureux du vinyle ont fait sauter les festivaliers des Natural Games. Eux aussi étaient des habitués du festival et eux aussi savent manier la galette. Moitié de C2C, Pfel & Greem ont envoyé du lourd, comme ils savent si bien le faire. Croisant musique électronique puissante et voix soul, ils ont fait danser un public déjà acquis.

 

Natural Games 2018

 

La troisième soirée, seule soirée payante accumulait les têtes d’affiche. Si l’annulation au dernier moment de Camo & Krooked à chamboulé le déroulement de la soirée, il en fallait plus pour tuer l’enthousiasme des festivaliers présents. C’est donc après la finale de bloc et un public plus que réchauffé (en avait-il besoin ?) que Mc Solaar a fait son entrée en scène. Et pas n’importe quelle entrée puisque celui qui a donné ses lettres de noblesse au rap faisait son grand retour après 10 ans d’absence. Et c’est devant le public des Natural Games que le rappeur/poète a décidé de donner son premier concert, entremêlant les tubes qui ont fait sa célébrité et ceux de son nouvel album Géopoétique. C’est finalement la musique électronique de Jabberwocky qui clôturera le festival sous une pluie d’étoiles et d’acclamations avant que les DJ “made in Natural Games”, fassent durer la soirée, comme tous les soirs, jusque tard dans la nuit.

 

Côté sports

Oui car aux Natural Games, on ne fait pas que la fête et si certains se couchent tard, d’autres se lèvent aux aurores (ou presque) pour pratiquer leur sport. Et certaines des plus grosses pointures de leurs catégories étaient présentes lors du festival.

 

Natural Games 2018

 

Pour ceux qui prennent leur pied au septième ciel, les parapentistes, le festival accueillait les Espagnols Raoul Rodriguez et Horacio Llorens, pionniers et inventeurs de nombreuses figures dans le parapente freestyle. Il y avait aussi le Français Tim Alongi qui n’est pas en reste pour les loopings et les posés de précision sur le Tarn (d’ailleurs, certains parapentistes ont pris le bain).

Mi-aérienne, mi-terrestre, la slackline et sa cousine la highline ont encore fait des émules. C’est dans les gorges du Tarn, sur le majestueux site du Boffi que, perché à plus de 300 mètres de hauteur, Nathan Paulin (record du monde de longueur aux Natural Games il y a deux ans) et ses amis ont officié. Avec des highlines de plus de 100 mètres de long, guettés par les vautours, ils ont fait le show dans un silence quasi religieux malgré des festivaliers venus en nombre les voir.

 

Natural Games 2018 – Photo Louis Rayssac

 

Côté escalade, et malgré l’absence des meilleurs français en stage avec la fédération, la compétition de bloc et de vitesse reste un grand moment des Natural Games. Devant un public électrisé par la soirée, amateurs et professionnel “se sont sorti les doigts” pour aller chercher des prises où le commun des mortels n’y verrait qu’une légère ondulation de la paroi.

 

Natural Games 2018 – Photo Laurent Merle

 

Si l’escalade reste le grand rendez-vous, le VTT dirt est tout autant attendu par les festivaliers. C’est sur un parc dessiné par le champion Jeremy Berthier, collé à la scène, que les riders comme Paul Couderc ont “envoyé grave” dans des contorsions aériennes (étrangement elles portent toutes un nom) au guidon de leurs montures et devant les yeux brillants des petits et grands.

 

Natural Games 2018

 

Enfin le kayak (freestyle ou boardercross), fidèle à sa réputation, était le fil rouge du festival. Des légendes de cette discipline étaient présentes à l’instar de Marlène Devilliez ou Quim Fontané venus prendre la fameuse vague de Millau.

 

Natural Games 2018

 

Avec un soleil éclatant, une programmation musicale digne d’un gros festival (tout en restant quasiment gratuit) et des pointures des sports extrêmes, les Natural Games conservent et étoffent leur réputation de plus grand festival de sport et de musique de France.

 

Et en bonus, le reportage de l’émission Riding Zone présente durant le festival. C’est cadeau :

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