Mélange de sonorités par Tikaby Ziri

Mélange de sonorités par Tikaby Ziri

Cette semaine nous avons décidé de vous parler et d’interviewer un jeune rappeur Lillois. Tikaby ziri jongle merveilleusement bien entre le mélange des genres et des cultures. Nous vous invitons à découvrir son parcours et son travail. 

Bienvenue chez les ch’tis : 

Samy est né à Lille de parents kabyles en 1992. Il grandit dans le vieux Lille entre le quartier et les magasins chics. Il suit un parcours scolaire normal jusqu’à l’obtention de son bac comptabilité. S’en suit 3 ans de fac pour trouver ce pourquoi il est fait. Au bout de ses 3 ans en quête de formation, Ziri décide de se consacrer à 100% au rap et à sa passion : la musique. Depuis petit, il est bercé par des artistes qu’écoutaient ses parents. Ces artistes orientaux ont beaucoup d’influence aujourd’hui sur ses nouveaux sons.

Premiers flirts avec le rap : 

C’est en 2009 que Samy commence à rapper, sans prétention et sans objectif particulier. Il écrit, commence à trouver ses premières inspirations. C’est bizarrement en s’éloignant de l’école qu’il se prend de passion pour l’écriture, la lecture. À la base dyslexique, Ziri nous prouve que tout est possible

En 2012 tout explose. Tikaby rejoint le groupe Rapsodie. Ce groupe a décidé de lier la musique classique et le rap et l’effet est détonant ! L’équipe se compose de Tikaby au chant, Sofiane le pianiste, Théo le batteur, Manu le bassiste et Selim au violoncelle ; ils ont émergé en 2012 en mettant en ligne tous les 15 jours des Lives Record. Ils gagnent tout de même le concours « Les talents acoustiques » organisé par TV5 Monde cette année-là.

Ce concours leur permettra de voyager mais aussi de jouer quelques uns de leurs morceaux à l’Olympia. Dans ce fabuleux projet, des mecs de conservatoire s’allient parfaitement avec des gars plus urbains, l’union fait la force.  

Qu’est-ce que tu aimes dans le rap : 

« Le rap c’est avant tout le partage. Si l’on regarde bien, la plupart des rappeurs parlent de leur vie dans leurs écrits. Le fait de partager une expérience fait partie du rap, parler de ses galères, ses envies ; la musique en général sert à ça mais si on y regarde de plus près, le rap c’est avant tout des textes ». Ziri nous confie également que s’il aime autant le rap c’est parce qu’il existe toujours une sorte de rap qui s’accommode avec ce que l’on peut ressentir (joie, tristesse, haine, festivité etc.) 

Mais que fait-il aujourd’hui ? 

« Rapsodie n’est pas fini, nous l’avons juste mis entre parenthèses pour un développement solo. L’important dans la musique ce n’est pas de s’enfermer dans une case. Il y a un an j’ai fait un projet rap oriental mais il n’a jamais vu le jour, il m’a servi d’entraînement pour trouver ma voie. Mais je ne l’abandonne pas pour autant, je pense retravailler dessus un jour.  

Mes nouveaux projets ont plus cet air oriental que je voulais et donnent plus envie de danser ensemble et de s’amuser. Je travaille maintenant avec Tjah Music pour mon parcours solo, j’ai juste gardé mon ingé son, Phil d’audioblend. Je me recrée une identité qui me représente à 100%.

La production est en court, l’important c’est d’écrire des choses et de partager. Il y a quelques années tu pouvais te permettre de sortir un album chaque année ou tous les deux ans, mais aujourd’hui les gens veulent consommer des sons, donc la productivité doit être plus rapide. »

 
Tikaby ziri est donc aujourd’hui sur de nouveaux projets plus en adéquation avec ce qu’il est. La mélodie de Way Way s’en ressent. Après quelques écoutes il vous sera impossible de ne pas avoir le refrain en tête, refrain qui s’accorde parfaitement avec cette sonorité orientale qui remplit les cœurs de chaleur humaine.

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.