Lucy Rose de retour avec Work It Out au Socia Club

Lucy Rose de retour avec Work It Out au Socia Club

Nous l’avions découverte au Divan du Monde il y a quelques années et elle était de retour hier au Social Club pour présenter Work It Out sorti le 3 juillet 2015.

De son vrai nom Lucy Rose Parton, cette anglaise de 26 ans est originaire de Warwickshire. Très jeune elle fait de la batterie, puis du piano et commence à écrire des chanson de musique pop folk, influencée par Neil Young et Joni Mitchell.
Lucy RoseTrès discrète, elle ne partage ses compositions avec personne jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle préfère rencontrer des musiciens et expérimenter en leur compagnie qu’entrer à l’université. Elle rencontre Jack Steadman qui lui propose de chanter avec lui, et intervient sur plusieurs album de Bombay Bicycle Club ou des Manic Street Preachers.
Elle travaille aussi sur ses propres projets et sort son premier album en septembre 2012 avec Columbia Records. La même année, Vogue déclare qu’elle est une étoile montante de la musique indie. Ces titres sont alors utilisés dans des séries (Skins, Vampire diaries…) et pour des publicités (Sony).
Cette petite rouquine nous avait touché en 2013, lors d’un concert le jour de la Saint Valentin. Après deux ans d’absence, elle a commencé à réapparaître sur la toile depuis le printemps dernier. Annonce de nouvelles chansons, nouveaux clips, duo avec Damien Rice, premières dates et puis surprise : on voit enfin apparaître un deuxième album : Work it out !

Une nouvelle énergie et quelques festivals plus tard, la voilà enfin de retour à Paris.

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C’est sur la petite scène du Social Club que Lucy Rose a souhaité retrouver le public parisien. Mais comment faire rentrer le groupe qui l’accompagnait sur une scène si petite, elle qui occupait si bien le Divan du Monde ? Pourtant chacun se met en place et l’espace est rapidement occupé, tout comme la musique emplie le Social Club.

Et le concert commence par 3 nouveaux titres avant de reprendre deux du premier album : Watch Over et Middle of the Bed. Comme lors de notre première rencontre, elle parle peu au début et agit avec beaucoup de timidité et de retenue. Mais dans sa voix on sent une nouvelle maturité. Elle souligne qu’elle n’est pas venue en France depuis un moment. Elle se met ensuite au clavier pour jouer Nebraska, un morceau presque soul mais avec quelque chose qu’on peut à présent définir comme la patte de Lucy Rose.

 

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On prend alors conscience que ce nouvel album lui a vraiment permis de se trouver et de définir son identité musicale. A partir de là, son attitude change. Toujours aussi tendre et souriante, elle a gardé cette légèreté, cette fragilité qui la rend touchante et tellement agréable, mais celle-ci est devenue une force. Et sa voix s’en ressent. Il y a du vécu et du chemin a été parcouru.
Le public n’est pas très nombreux mais attentif et connaisseur. Il est enthousiaste et réagit à ces mots, rares, mais précieux. Lucy finit par prendre de l’assurance et confiance alors que les gens dans la salle l’interpellent et lui répondent. Elle commence à jouer un peu avec eux.
Les morceaux qui suivent sont parfois proche de l’électro-pop, sans en être, gardant cette teinte pop folk. Elle trouve des transitions originales pour dériver sur une ancienne ballade, plus acoustique : Shiver.
Le groupe malgré le manque d’espace trouve sa place. Il utilise la scène autant que possible et envoie autant d’énergie que leur du concert au Divan du Monde : belle performance et cohésion. Lucy dédicace ensuite un titre à la mère du bassiste qui se trouve dans la salle. On se rend compte alors que ses musiciens ont aussi cette timidité, marque de fabrique de Lucy Rose et l’humilité des gens talentueux qui se donnent à fond dans leur musique.

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Lors du rappel, Lucy s’adresse au public : très reconnaissante et tellement heureuse, elle est surtout impressionnée qu’on ne l’ait pas oubliée et apprécie la chance de pouvoir rejouer à Paris. Elle poursuit avec Red Face et terminera très égoïstement son set par Work It Out en expliquant que ça peut paraître étrange de finir après un titre aussi entraînant avec une chanson plus calme et triste, mais que pour elle ça a du sens.
Alors qu’elle achève les dernières notes, le guitariste lui murmure quelque chose à l’oreille et tout le groupe l’abandonne sur scène avec sa guitare. Pas prévu ? Pourtant la voilà seule.
Elle interprète alors Into the Wild. On la sent un peu émue et hésitante, on retrouve la Lucy Rose tremblante qui jouait pour la première fois au Divan du Monde. Les yeux fermés, elle se laisse posséder et la magie opère. Un dernier moment pour nous rappeler toute la sensibilité et la force tendre de Lucy Rose. Ce pouvoir de toucher et d’émouvoir, seule, avec sa voix et une guitare, sa capacité à porter tellement de choses.

Elle remercie une dernière fois avant de quitter définitivement la scène.

Encore un moment incroyable avec cette jeune femme qui prend de la bouteille et qu’on espère revoir plus souvent en France ! Si vous ne la connaissez pas encore, il devient urgent de l’écouter avec soin et de vous procurer ses albums !!!

SITE OFFICIEL : https://www.lucyrosemusic.com/

Découvrez son nouvel album grâce à cette vidéo interactive :

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