Kauheus: la sympathie des « horribles »

Kauheus: la sympathie des « horribles »

Kauheus est un groupe de metal de la scène locale finlandaise, qui s’est produit sur scène le 8 septembre à Turku, leur ville d’origine.

 

Salle de concert aux allures d’un squat punk

Turku, ancienne capitale située au Sud de la Finlande, 21h 30. Il fait doucement nuit, mais pas question de rentrer boire du thé à la maison. Une maison, d’ailleurs, c’est ce à quoi ressemble la salle de l’organisation communautaire TVO. A côté de la porte bardée d’autocollants antifa et de rock band, se tient un piano déglingué sur lequel sont posés une dizaine de cendriers dépareillés.

Dans la salle, il y a un petit bar taillé dans le béton, des canapés en cuir, des flippers et la scène, partiellement obstruée par deux poteaux. A ce qu’il parait, il y a même un sauna à l’étage. Sur la scène, se tiennent quatre hommes. A eux quatre réunis, ils forment KAUHEUS, soit « Horreur » en finnois.

 

Kauheus: Une capacité vocale étonnante et énergie chaleureuse

Si les instrumentales sont irréprochables, c’est le vocaliste qui interpelle le plus. Velho a des airs d’Axl Rose période année 90, avec des cheveux un brin plus cours et la prétention en moins. Mais pas question de chanter du Hard Rock ici, on avait dit metal, et on y déroge pas.

Il enchaîne Growl, Grunt, et beaucoup de screamo. Il possède aussi une incroyable capacité de lancer des cris aiguës en se moquant du public sans pour autant perdre de sa crédibilité artistique, et danse en ondulant les hanches (ce qui accentue probablement sa ressemblance physique avec le leader des Guns N’ Roses). Kauheus joue, Velho chante (ou gueule), un grand sourire aux lèvres, et on oublie l’espace restreint, la scène trop petite et le poteau qui fait littéralement face au frontman.

C’est peut être ça la magie de la musique réussie, créer un grand espace entre quatre murs de béton d’une ancienne baraque aux airs de squat. Le dernier morceau joué débute comme un slow, chanté à la voix clair aux accents de Scorpions, qui regagne ses influences de metal endiablé au milieu du morceau, et jusqu’à la fin.

Ce fut un beau moment d’énergie, et de bonne humeur, la découverte d’un groupe formé en 2008 et qui mérite de prendre son envole.

 

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