Júníus Meyvant à la Boule Noire – une ambiance complètement inattedue

Júníus Meyvant à la Boule Noire – une ambiance complètement inattedue

Si on attendait du concert de Júníus Meyvant à la Boule Noire qu’il soit excellent musicalement, on ne pensait pas qu’il serait en plus très drôle. Retour sur un moment unique avec un islandais hors du commun !

Junius Meyvant

Le grand roux qui se balade dans la Boule Noire pendant la première partie, c’est Junius Meyvant. On sent déjà ce côté nonchalant qui colle plutôt bien à sa musique. On avait littéralement craqué sur le live de KEXP et on trépigné d’impatience à l’idée d’écouter sa musique soul teintée de folk. Un heureux mélange qui fonctionne terriblement bien avec cette touche islandaise si particulière. Comme un chocolat glacé !

Le One Man Show de Júníus Meyvant 

A peine monté sur scène, l’islandais nous toise et commence une série de blagues :
« Bonsoir, je suis Júníus Meyvant et je vais vous chanter 184 chanson ce soir. J’espère que vous êtes en forme« 

A la fin du premier titre, il reprend :
« C’est super d’être de retour en Angleterre… » Et de poursuivre comme s’il n’était pas à Paris. Le public, au départ intimidé par ce géant, finit pas se dérider et sourire.

A la fin du deuxième morceau :
« Notre prochain morceau sera le dernier, merci d’être venu… c’était sympa d’être venu… » On ne sait plus quoi penser, mais il finit vraiment par nous faire rire. A partir de ce moment on comprend que Júníus Meyvant a décidé de nous taquiner toute la soirée.

Il présente ceux qui l’accompagnent : son frère fait des musiciens. Les cuivres et les cordes ont été remplacé par des claviers, mais le rendu reste bon et on se laisse porter par sa musique. Sa voix est entre folk, blues ; à la fois tendre et rugueuse. 

Il poursuit son one man show tout au long du concert : « Qui est déjà allé en Islande ? C’est bien ! C’est vous qui avait laissé traîner vos cochonneries ! ça serait sympa de ramasser les ordures la prochaine fois…« 
Un peu plus tard : « Il y a des islandais dans la salle ? Ah oui… Quelques courageux. Vous êtes prêt à nettoyer après le concert ? on va avoir besoin de vous ! » 

 

Pendant ce temps le concert se déroule avec des titres smooth, d’autre plus rythmés. Une partie des musiciens sortent de scène et Júníus Meyvant se retrouve avec son frère et le bassiste ; il ironise sur les réductions de budget et le fait qu’il faut les payer plus pour qu’ils reviennent jouer. Il annonce le titre qui a donné son nom à l’album : « Back to black« . Tout le monde rigole. Il finit par jouer Floating Harmonies !

Au titre suivant, il est complètement seul sur scène et se met à raconter, en bon storyteller, l’histoire de ses chansons : celle qu’il a écrite pour son ami malchanceux qui est toujours au mauvais endroit au bon moment, qui s’est retrouvé à plusieurs reprise en prison pour cambriolage ; celle qu’il a écrite pour un autre qui devait se marier… mais en fait non. « Cette chanson s’appelle Highway to Hell ! » Rire « Deuxième blague ACDC de la soirée« . On salue son humour !

Il est ensuite rejoint par le reste de la bande et poursuit avec la très attendue Color Decay ! «  Une chanson sur une blanchisserie« . Plein de sourire illumine les visages dans la salle. La nonchalance de Júníus Meyvant a contaminé le public complètement détendu qui flotte désormais sur les notes légères et tranquille de Junius Meyvant.

Le concert se termine avec des titres un peu plus punchy comme Neon Experience et Beat Silent Need dont les clips sont sortis sur la toile il n’y a pas longtemps.

Il fera un rappel rapide avec un seul titre, nous remerciera d’avoir abandonné les enfants à la maison pour venir le voir et nous invitera à venir se faire dédicacer son album : « Je peux mettre du rouge à lèvre sur les tétons et les coller aux pochettes si vous voulez, ça fera un beau souvenir« . Le concert se termine comme il a commencé, dans la bonne humeur et le décalage total.

Junius Meyvant

Ce grand roux intimidant qu’on pourrait croire gauche est véritablement attendrissant, drôle et avec beaucoup de spontanéité. Il quitte directement la scène pour rejoindre le public. Toute la chaleur de l’Islande dans un seul bonhomme et ça fait du bien. Merci !

Photos : Antony Gomes

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