[Jour 3] La Fête de l’Humanité : entre jovialité et pincement au coeur

[Jour 3] La Fête de l’Humanité : entre jovialité et pincement au coeur

Dimanche 17 septembre, le rideau est tombé sur la 82ème édition de la Fête de l’Humanité. Sur la grande scène, cette dernière journée fut plus courte que les autres.

 

Entre jovialité gitane et pincement au coeur

On a bien connu Yvan Le Bolloc’h pour le duo qu’il a formé avec Bruno Solo à la télévision pour la série « Caméra Café » diffusée sur M6. On sait moins que le comédien s’est exercé depuis son adolescence à la guitare. Il a passé pour ainsi dire plus de temps à en jouer que derrière les caméras. C’est pourtant derrière celles-ci, lors du tournage du film Le bénévole de Jean-Pierre Mocky, que sa corde sensible a été touchée par… la flamenco. Depuis, la troupe de Yvan Le Bolloc’h & ma guitare mêle l’enthousiasme musical à l’humour pour se jouer des clichés entourant le monde des gens du voyage.

 

Camille et Julie Bertholet sont deux sœurs qui jouent toutes deux avec brio et depuis leur plus jeune âge du violon, du violoncelle (Camille), du piano et de l’alto (Julie). Difficile à dire, à les entendre, que l’une et l’autre préparent encore un diplôme (celui de la chapelle musicale Reine Elisabeth de Bruxelles, un master au Conservatoire royal pour Camille, un bachelor à la Haute École de musique de Genève pour Julie).

 

On ne présentera plus Renaud, qui est revenu il y a un peu plus d’un an avec le très remarqué album Toujours debout. L’auteur-interprète de 65 ans a délaissé depuis 10 ans les planches de la Fête de l’Huma et était forcément attendu. D’autant qu’il venait y terminer sa tournée française malgré la maladie. Une raison explicative, sans doute, de la fatigue apparente de l’artiste, qui n’enleva rien à la beauté de ses textes dont le public lui sut gré, en entonnant parfois à sa place la sérénade. Il est certain que plus d’un ressentit en ce moment un grand pincement au cœur.

Article : RBX / A. Schmitt

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