[Jour 1] La Fête de l’Humanité : découvertes et nostalgies

[Jour 1] La Fête de l’Humanité : découvertes et nostalgies

La Fête de l’Humanité réunit annuellement des centaines de milliers de personnes, en septembre, au Parc départemental Georges Valbon (La Courneuve), à deux pas de Paris. Elle y propose non seulement des rencontres, débats, projections de films, mais aussi une sélection éclectique d’artistes internationaux répartis sur plusieurs scènes. Ceci pour seulement 35 euros le pass 3 jours.

En ce premier jour de cette édition, une foule nombreuse s’est massée autour des scènes en dépit d’un temps parfois incertain. Elle a pu retrouver notamment, sur la grande : Jahneration, Flavia Coehlo, Gojira, L’âge d’or du rap français et Feder; sur le scène Zebrock : La Chica, Bror Gunnar, Lo’Jo, The Psychotic Monks; sur la petite scène : Aux p’tits oignons, Ultra vomit, La rumeur, Fat Bastard Gang Band. C’est à la grande scène que nous étions.

 

L’éclectisme musical à portée de tous

Jahneration a ouvert le bal à 16h avec une performance défiant la morosité ambiante. Depuis 2009, ce duo (Théo et Ogach) parisien tracte les messages positifs du reggae vers le hip hop, agrémenté de tonalités électro ou rap. Il se sont d’abord fait connaître via Youtube, qui leur a permis de toucher un public large avant de se lancer dans la production d’un EP auto-produit en 2013, The Foreword, pour sortir leur premier album au titre éponyme en 2016. Leur prestation fut courte mais bienvenue : le duo accompagné de ses musiciens a offert une performance offrant au dynamisme et à l’énergie du reggae, l’ouverture d’esprit du groupe aux influences autres. Pour la joie du public.

 

C’est Flavia Coehlo qui leur a succédé à 16h55. La chanteuse lusophone, originaire de Rio de Janeiro, a sorti en octobre 2016 son dernier album Sonho Real dont elle fait depuis la promotion. Installée en France en 2006, où elle a été révélée en 2011 au tremplin musical Génération Réservoir, elle a dispensé des morceaux inspirés de musiques traditionnelles brésiliennes, légères et enlevées.

 

Gojira, le groupe de metal originaire d’Ondres (Landes), nommé deux fois aux Grammy Awards, a pris la suite de la chanteuse brésilienne. Sans transition et à pleins poumons ! Pour ceux qui les ne connaîtraient pas encore, Gojira livre un son puissant, tellurique. Une avalanche explosive qui évoque les forces de la nature.

 

Retour ensuite sur des classiques marquants du rap hexagonal des années 90 avec un collectif : L’âge d’or du rap français. Il réunit Passi, Neg Marrons, Assassin, Ärsenik, Ménélik, Les Sages Poètes de la Rue, Busta Flex, Nuttea, Stomy Bugsy, X-Men (Ill & Cassidy). Il était donc attendu qu’on entende, entre autres, Assassin reprendre “Shoota babylon”, “Touche d’espoir” ou “Rockin’ Squat”, Stomy Bugsy “Mon papa à moi est un gangster”, Passy “Est-ce que ça le fait ?”, et que la foule les reprennent à l’unisson.

 

Feder à cloturé cette première journée. Le DJ s’est fait connaître par son morceau “Sixto, le remix du morceau de Sixto Rodriguez “Can’t get Away”. Il multiplie depuis les succès avec des titres comme “Goodbye”, “Blind” ou “Private Dancer”. Une fin aux allures nettement plus déhanchées.

 

Article : RBX / A. Schmitt

Photo : Twitter @FetedelHumanite

Laissez votre commentaire