[Interview] Pumarosa : rétrospective de 2017

[Interview] Pumarosa : rétrospective de 2017

Juste avant son concert au Point Éphémère, nous avons rencontré Nicholas Owen, batteur et membre fondateur du groupe Pumarosa, aux côtés d’Isabel Muñoz-Newsome.

 

JF : Bonjour Nicholas ! Commençons par faire une rétrospective de 2017, comment a été cette année pour toi ?

Nicholas : Nous avons voyagé dans énormément d’endroits donc 2017 a paru être une année assez longue. Beaucoup de belles choses se produites mais ça a commencé à être « un peu trop » parfois. Ainsi, j’étais content d’avoir un peu de repos pendant les vacances aux côtés de ma famille et mes amis.

 

JF : Personnellement, je vous ai découvert en tant que première partie de Foals à Lyon mais vous avez aussi ouvert pour Depeche Mode ces dernières semaines. Qu’en as-tu pensé ?

Nicholas : C’était super. Au fur et à mesure, nous nous y sommes habitués mais évidemment, ce sont les plus grosses scènes sur lesquelles nous avons joué. Faire des concerts devant autant de personnes était un exercice intéressant : les gens sont là pour le groupe suivant, pas pour nous. Nous avons fait de notre mieux, je pense que c’est le principal. Le dernier était il y a quelques jours et ça me manque déjà.

 

JF : N’est-ce pas effrayant ?

Nicholas : Le premier l’était. Cependant, sur le moment, il faut surtout penser à la musique, se concentrer et le corps s’en souvient tout seul. Plus on pense, plus c’est mauvais signe selon moi. Louper une note n’est pas très grave, ça ne va pas gâcher le concert ; la pire chose est de trop s’inquiéter.

 

Pumarosa interview

 

JF : Revenons à la création du groupe. Vous vous êtes rencontrés à Londres, c’est ça ? Comment ?

Nicholas : Oui, j’ai d’abord rencontré Isabel. Un ami commun nous a suggéré de créer un groupe. Nous avons commencé à écrire ensemble et faire des concerts en duo dans des fêtes ou des entrepôts à Londres. Nous avons ensuite rencontré le reste du groupe par la musique, jusqu’au point de fonder Pumarosa.

 

JF : Justement, d’où vient ce nom de groupe ?

Nicholas : Le « Pumarosa » [ndlr : aucune traduction française] est un fruit d’Amérique du Sud. Nous aimions sa forme et comment le mot sonne à l’oral. Beaucoup de groupes ont du mal à décider d’un nom. Dès que nous pensions avoir le nom parfait, nous allions sur Internet et il y avait déjà une dizaine de groupes appelés comme ça. Quand nous avons cherché Pumarosa, il n’y en avait aucun. Honnêtement, je n’y pense plus vraiment maintenant. Nommer un projet artistique est une sorte de tag mais ce n’est pas très important. En réfléchissant à des groupes, je me dis que c’est un bon nom de groupe mais est-ce vraiment le nom ou est-ce juste le fait d’aimer la musique qui me fait penser ça ? Par exemple, si Radiohead était de la merde, je penserais que le nom « Radiohead » est de la merde. Or, je les adore donc je pense que « Radiohead » est un bon nom de groupe. Au final, le plus important reste la musique.

 

JF : En effet, c’est intéressant. Revenons à vous : votre premier album The Witch est sorti il y a 6 mois. En es-tu aussi fier qu’à sa sortie ?

Nicholas : Bien sûr, jouer les morceaux en live est toujours un plaisir. Après, je n’écoute pas vraiment l’album studio. (rires) Cependant, nous en sommes en effet tous très fiers aujourd’hui, nous avons passé du bon temps en le créant.

 

JF : Quel est ton morceau préféré de l’album ?

Nicholas : J’aime beaucoup The Witch, notamment la fin du morceau. Dragonfly est aussi particulièrement bon, je trouve. En live, Snake est le plus amusant, tout le monde se sent libre, ce qui crée une énergie pure.

 

 

JF : As-tu un endroit de rêve pour un concert ?

Nicholas : Dans quelques années, nous aimerions faire The Other Stage au festival Glastonbury. C’est un rêve !

 

JF : Quels sont tes projets pour 2018 ?

Nicholas : Me concentrer sur la musique, en faire le plus possible tout en profitant au maximum. Que ce soit avec Pumarosa ou non. En espérant sortir un nouvel album !

 

Propos recueillis le 17 janvier par JustFocus 

Crédit photo à la une : Wolf James

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