[Interview] Nothing But Thieves à la cool aux Eurockéennes 2018

[Interview] Nothing But Thieves à la cool aux Eurockéennes 2018

Le groupe britannique Nothing But Thieves a donné un concert impressionnant aux Eurockéennes 2018. Nous avons eu la chance de les croiser à leur sortie de scène. On vous raconte !

Aux Eurockéennes, on enchaîne les surprises. A peine leur concert terminé, nous avions rendez-vous en backstage pour rencontrer Joe Langridge-Brown (guitariste) et Philip Blake (bassiste) de Nothing But Thieves.

Après s’être rafraîchis (et une petite partie de Fortnite pour se détendre), c’est avec un verre de bière à la main qu’ils nous rejoignent pour répondre à quelques questions :

Vous sortez tout juste de scène, comment c’était ?
Joe Langridge-Brown : Le concert était bon mais j’ai eu pas mal de soucis. Tout mon équipement est mort… On revient tout juste d’Ukraine et, je ne sais pas ce que les gens de la compagnie aérienne ont fait, ils ont du tout jeter notre matériel et tout était mort.
Philip Blake : Ils voient trop de guitariste…
Joe Langridge-Brown : (rire) Tout à été de travers. J’ai cassé une corde, ma guitare s’est cassé… mais le concert était bon, on a passé un bon moment.

On s’est rendu compte de rien dans le public, si ça peut te rassurer…
Joe Langridge-Brown : C’est bon à savoir, merci !

Vous êtes en tournée en ce moment. Vous avez encore des dates à venir. Quel est votre meilleur souvenir sur scène sur cette tournée ?
Joe Langridge-Brown : On est dans la saison des festivals et elle vient à peine de commencer pour nous…
Philip Blake : On a joué dans de supers endroits mais aujourd’hui c’était le meilleur. Le public était super !

Quel est la chose la plus folle que vous ayez fait sur scène ?
Joe Langridge-Brown : Et bien… C’était pas particulièrement fou, mais on a joué à Glastonbury l’année dernière. C’était l’anniversaire de notre ingé son. On l’appelle The Nail (le clou). On a voulu lui offrir une pinte et on l’a faite passer par la foule pour qu’il la récupère depuis la scène… ça a pris un temps monstre pour que la pinte arrive jusqu’à la régie. On a eu le temps de jouer quelques chansons avant. Quand il l’a enfin récupérée, il a pris une gorgée et il a dit que ces lèvres se sont un peu engourdies, donc je pense que quelqu’un a mis quelque chose dans la pinte pendant son voyage
Philip Blake : Le public a été très généreux ce jour là !

Il y a plein de supers artistes qui jouent aujourd’hui, en plus de vous bien entendu. Quels sont ceux que vous aimeriez rencontrer ?
Joe Langridge-Brown : Je suis un très grand fan de Tom Morello qui joue avec Prophets Of Rage ce soir ! J’ai vu Rage Against The Machine plein de fois en concert, mais je n’ai pas encore vu Prophets Of Rage. Pour moi c’est un des plus grands guitaristes. Il est unique : il ne traite pas sa guitare comme une guitare, mais… je sais pas… comme quelque chose avec lequel il crée des sons … C’est plus que ça encore…
Comme si la guitare faisait partie de lui… 
Joe Langridge-Brown : Oui c’est ça ! Et toi Philip ?
Philip Blake : Désolé, je viens de flipper ! Je viens justement de voir Tom Morello. Il y a les Prophets Of Rage juste là !

On se retourne et en effet, les Prophets Of Rage sont en plein milieu de l’espace Backstage de la grande scène… en train de saluer Trent Reznor qui vient d’arriver. On scotche tous les trois comme des fans que nous sommes…

Joe Langridge-Brown : Oui il est juste là ! (rires)
Fanboy ! (rires)

Et est-ce qu’il y a un artiste avec lequel vous aimeriez collaborer ?
Joe Langridge-Brown :  Avec de nombreux… mais je crois que pour moi ça serait surtout avec Dave Grohl. Il est la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire des chansons et jouer de la guitare. Tout ce qu’il touche, il le magnifie… Il est génial ! Il a fait parti de Nirvana, Queen Of The Stone Age, Foo Fighters ; il a produit tellement de trucs… C’est un homme talentueux.
Philip Blake : Pour moi ça serait avec Simon Neil de Biffy Clyro : il a ce cri incroyablement caractéristique et je pense que ça pourrait vraiment marcher d’avoir la voix angélique de Conor en duo avec le cri perçant de Simon.
Joe Langridge-Brown : Oui ça pourrait être carrément cool !
Philip Blake : Il pourrait nous en apprendre tellement sur le tempo. Parce que tu peux pas juste t’asseoir pour qu’on te l’enseigne, tu peux pas juste l’apprendre comme ça.
Joe Langridge-Brown : Parce qu’on est un peu coincé en 4/4 (tempo)

Vous avez fait pas mal de reprises ces derniers temps… comme celle sur Be My Husband de Nina Simone…
On en a fait une aujourd’hui !
Oui celle sur Immigrant Song de Led Zeppelin, c’était cool !! J’ai vu quelques personnes qui devaient avoir 60 ans crier et chanter les paroles par cœur…
Joe Langridge-Brown : Vraiment ? C’est super cool ça ! J’adore !
Philip Blake : Ils doivent l’avoir découvert dans School Of Rock (rires)
Joe Langridge-Brown : On fait des reprises des chansons qu’on adore jouer. On en a enregistrée une il n’y a pas longtemps : une reprise de Crazy de Gnarls Barkley. C’est assez fun de faire ce genre de trucs de temps en temps.
Philip Blake : Oui, je crois que c’est assez intéressant de voir un groupe sortir de ses propres titres…
Joe Langridge-Brown : On joue pas vraiment comme les autres groupes le font quand on fait une reprise.
Quand vous faites une reprise, est-ce que vous choisissez quelque chose de plutôt éloigné de ce que vous faites pour le rendre plus Rock ?
Joe Langridge-Brown : Pas toujours. Avec Crazy on fait quelque chose d’assez sombre… On a fait pas mal de reprises au final. On devrait être un groupe de reprise (rires).
Philip Blake : Tu crois qu’on aurait du succès ?
Joe Langridge-Brown : On serait le meilleur groupe pour les mariages ! (rires)
Si je me marie je pense à vous !

Qu’avez-vous prévu pour après ? Il me semble qu’il y a une tournée en fin d’année encore ?
Joe Langridge-Brown : Et bien… Oui, on a prévu quelques dates en Europe à la fin de l’année… Et certaines n’ont pas encore été annoncées… Mais vu qu’on est en France… On peut supposer que…
… Certaines seront ici ..
Joe Langridge-Brown : Peut-être… ça pourrait arriver !

Vous avez aussi prévu de prendre quelques vacances après ça… faire une pause ?
Joe Langridge-Brown : Oui, on aimerait se poser un peu début 2019. Se reposer et écrire un nouvel album. On doit faire des chansons, même si on fait de super reprises (rires). On a pas arrêté de tourner depuis 2014, donc ça fait un long moment qu’on s’est pas posé.
Philip Blake : ça doit faire plus d’un an qu’on a pas pris de temps pour nous, pour réfléchir et se rendre compte de ce qu’il s’est passé. On est passé du premier album au deuxième très très vite. Mais, ça a toujours été ça notre plan.
Joe Langridge-Brown : C’est essentiel de faire une tournée aussi énorme, qui nous a fait passer d’un concert avec 100 personnes à Londres…
Philip Blake : à 10 personnes à Londres (rires)
Joe Langridge-Brown : J’attends vraiment ce moment pour me reposer. Pour écrire un album, on a besoin de temps pour prendre les choses en considération et trouver de l’inspiration.

J’ai l’impression que votre deuxième album était vraiment pour confirmer le succès du premier…
Joe Langridge-Brown : Oui c’était ce qu’on a toujours vu pour le groupe. Il y a plein d’autres groupes qu’on suit qui ont fait pareil et je pense que c’est vraiment une bonne idée. On était juste en train de s’éclater et on avait pas envie que ça s’arrête.
Donc cette fois il faudra attendre un peu plus pour entendre un troisième album ?
Joe Langridge-Brown : Oui un peu plus !

J’ai une question un peu folle, qui anticipe beaucoup, mais… Pensez-vous que vous pourriez gagner un award cette année ? Brit’s ou Grammy ?
Joe Langridge-Brown : Non ! Pour nous c’est pas vraiment ce qui nous intéresse. J’y ai jamais vraiment pensé en tout cas…
Philip Blake : La chose la plus importante pour nous, c’est que les fans viennent nous voir en concert et nous autorise ainsi à réaliser notre rêve le plus fou. Ce ne sont pas les Awards qui nous permettent de continuer, c’est les gens qui aiment notre musique. On écrit la musique qu’on aime et si vous l’aimez aussi alors c’est ce qui compte le plus. Un award, pourrait être un truc sympa, mais c’est pas vraiment essentiel pour nous. Donc on s’en fout un peu en fait ! (rires)

Un dernier mot pour vos fans ?
Joe Langridge-Brown : Ce dernier album, j’ai l’impression qu’on en a fait une ‘terre d’amour’ pour notre public en dehors de la Grande Bretagne. Parfois il est difficile de retranscrire ta musique pour un autre pays. Je sens que les fans français ont vraiment compris ce qu’on voulait faire. On a pu le jouer dans plein d’endroit devant un public de plus en plus nombreux. Comme aujourd’hui, c’était très beau : ça nous apporte un sentiment d’humilité de pouvoir aller dans d’autres pays et faire ça ! J’ai hâte qu’on est encore plus de fan en France parce que c’est un super public !

Détendu, souriant et super accueillant, les gars de Nothing But Thieves restent totalement accessibles et ce même avec leur succès grandissant. On a déjà hâte de les revoir et ils seront en effet en France le 2 novembre au Bataclan et le 3 novembre à l’Aéronef de Lille. Pour le troisième album, il va falloir attendre un peu plus longtemps, mais on ne doute pas que le groupe est parti pour durer !

Retrouver le concert des Nothing But Thieves aux Eurockéennes 2018

Photo : Fabien Matthieux

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