[Interview] A la découverte de Brainbow et de son album spacial

[Interview] A la découverte de Brainbow et de son album spacial

Le groupe français Brainbow vient de sortir son premier album éponyme début avril. Il s’agit d’un concept album rare et hallucinant qu’on a voulu décortiquer avec eux dans une petite interview. Plongez dans leur univers avec Justfocus !

Lorsque l’on a reçu le lien d’écoute de Brainbow, on ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais en ayant découvert quelques titres teasing, on se doutait que ce serait une expérience à part. On a pas été déçu !

Brainbow, un premier album éponyme

Sorti le 6 avril, Brainbow est un concept album étonnant qui nous a clairement surpris par son originalité et son son incomparable. Au-delà de la composition, du mélange français/ anglais, les textes (alimentée par la rencontre du parolier Guillaume Lambert) nous plongent dans un univers, une histoire qui nous fait voyager au-delà de la terre. 

Une aventure interstellaire qui nous rappelle des projets psyché-rocks ou progressifs !

Nous avons voulu revenir sur l’historique du groupe Brainbow et comprendre ce qu’il s’est passé depuis leur premier Ep jusqu’à cet album. On s’est éloigné de l’électro pop qui faisait leur identité musicale pour s’orienter vers un savant mélange de rock, pop, chanson expérimentale, à la fois groovy et un peu funky… un condensé d’inspirations multiples malicieusement arrangées.

Brainbow album

Interview de Brainbow

Alexis & The Brainbow est devenu Brainbow. Pourquoi ? Brainbow = cerveau + arc… il y a un lien ?
À la base Alexis composait les morceaux seul et nous les jouions. Au fil des années et sur cet album tout est devenu beaucoup plus collectif. Il est donc devenu naturel de ne former plus qu’un. Brainbow est une technique utilisée en neurosciences qui produit de belles images flashy et psychédéliques de nos neurones. Des visuels très cool qui nous ont immédiatement séduit.

Votre groupe n’est pas récent. Votre premier Ep remonte à 2015. Avant vous aviez plutôt un son electro Pop qui ressemblait beaucoup à ce qui se fait le plus aujourd’hui. Pourquoi avoir changé de style ?
En effet, le 1er ep avait été composé par Alexis sur son ordi alors que l’album est le fruit d’une composition collective et est de ce fait, beaucoup plus organique. Il en résulte une énergie plus rock qu’electro. On ne s’est pas orienté vers un style particulier lors de la création de cet album. Nous avons créé, composé et jouer ce qui nous inspirait sur l’instant. Difficile donc, même pour nous, de définir un style pour cet album.

Qu’est-ce qui a changé dans le groupe ? Dans votre façon de composer ?
Maintenant que l’on compose tous ensemble, on part d’une ligne mélodique, rythmique ou de zéro. On peut jouer 3h consécutives, retenir un passage de 10s et en faire un morceau.

« Initials BBW » est le titre par lequel je vous ai découvert. Pour moi ce titre était un OVNI et je n’avais aucune idée de votre Ep, ni de ce qui allais venir après. J’imaginais même que vous alliez proposer d’autres « mashup ». D’où sort ce titre ? Comment est-il né ?
Haha 🙂 C’est un peu mon idée je crois. Nous voulions faire une reprise de Initial BB, c’est un morceau que nous adorons et ça nous tenait à cœur. Après l’avoir réécouté, lorsque je chantais la mélodie des cordes dans ma tête, c’est celle du générique de K2000 qui me venait. Nous avons donc choisi de faire de cette confusion un morceau à part entière.

Est-ce une parenthèse, une respiration avant l’album ?
Tout à fait. C’est une respiration moins sérieuse. Une sorte d’amorce, de transition avant l’album. Ce morceau était presque une blague pour nous au départ et lorsqu’il s’est retrouvé sur bande, il a prit une autre tournure.

Après avoir écouté Brainbow, on se dit que « Initials BBW » est une belle transition parce qu’on sent déjà ce qui fait l’ambiance musicale de l’album dans ce titre. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça ?
Oui c’est ça, le son est là ! L’empreinte de chaque instrument utilisé sur l’ensemble des titres et les machines dans lesquelles elle transitent, sont sur ce morceau.

Votre album est plus sombre que votre Ep, Young Gun. Une maturité ou une prise de conscience ?
Dans les textes il n’est pas plus sombres. Par contre il explore beaucoup plus d’univers et de textures d’un point de vue sonore. L’idée était de retranscrire l’expérience d’un voyage intersidéral, et il est vrai que ce genre de voyage est assez obscur 🙂

L’album alterne entre chanson et passages musicaux, expérimentaux, psychés, presque progressifs parfois. Il y a beaucoup de sons aussi. On est clairement dans du storytelling. Quelle est l’histoire derrière cet album ? Qu’est-ce que vous avez voulu nous raconter ?
C’est l’histoire de Nils. Un explorateur romantique habitant sur une contrée en déclin. Cette album racontes ses peines et ses joies lors de son spacetrip pour la planète terre.

Entre le son de la guitare et le timbre de la voix d’Alexis, on sent que vous avez vraiment défini votre patte. Mais comment vous définiriez votre musique ?
C’est sans doute la question que l’on redoute le plus car nous sommes des mutants en constante évolution et que nous avons de ce fait du mal à nous définir. Le terme sur ITunes est : Pop alternative. Une sorte de pot pourrie en somme, où l’on rassemble tout les artistes expérimentant une pop aux influences diverses. Nous sommes dans cette catégorie. 🙂

Il y a, comme beaucoup de groupe aujourd’hui, une touche 80’s reconnaissable (un côté K2000 qu’on trouvait déjà dans « Initials BBW »). Vous n’avez-pas eu peur de faire comme tout le monde ?
Nous utilisons et chérissons les instruments des 60’s, 70’s et 80’s. Et nous ne sommes pas les seuls ! 😉 

Le chant est en anglais et/ou en français. Comment s’est fait le choix de l’un ou l’autre ? Qu’est-ce qui a amené le mélange de deux ?
Les choix se sont fait assez naturellement en fonction du style et de l’intention de chaque morceau. C’était une volonté commune d’intégrer notre langue natale dans ce premier album.

Quels sont les chanteurs/groupes qui vous inspirent ?
Ensemble nous avons beaucoup écouté Tame impala, Unknown Mortal Orchestra, Balthazar, King Gizzard and the Lizard Wizard, The Drift, Sébastien Tellier, Devonte Hynes, Connan Mockasin, Serge Gainsbourg, Sharon Jones…

On salue vos compositions très élaborées qui surprennent et ne suivent pas un schéma traditionnel. On change de rythme, d’ambiance. Votre musique est vraiment dans le récit. Est-ce que vous avez voulu vous inspirer de concept album déjà existant ? Si oui lesquels vous ont inspiré ou marqué ?
Sans contest : The Wall de Pink Floyd

On se souvient de votre teasing : Nils is coming. Personnellement j’adore ce titre ! Il me parle vraiment beaucoup. J’y retrouve tout ce que j’aime le plus dans la musique. Et l’enchaînement avec Tellurisme est superbe ! Mais qui est Nils ?
Merci!! 🙂 Nils est cet extra terrestre que nous avons eu la chance de rencontrer sur terre. À travers cet album nous narrons l’histoire naïve et humaine de son exile sur notre planète.

Au final, cet album propose un voyage… Plutôt onirique ou spatial ou astrale ?
Les trois!

Quelle est la suite ?
La suite c’est de se produire un maximum afin de propager la parole de Nils !

Merci au groupe d’avoir bien voulu répondre à nos questions. On attend plus que des dates de concert !

 
 

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.