Festival Chorus : Ibeyi, A-wa, Sage, Caravan Palace… Une soirée alternative

Festival Chorus : Ibeyi, A-wa, Sage, Caravan Palace… Une soirée alternative

Pour son avant dernier jour, le Festival Chorus a fait fort : Ibeyi, A-wa, Sage, Acid Arab, Caravan Palace, mais aussi le lauréat du festival Palatine, Gunwood Circle, Dusk Totem… Un programme alternatif et une ambiance de folie !

Samedi 9 avril, il fallait affronter la pluie qui tombait à verse ; mais cela n’a pas rebuté le public, venu en nombre pour en profiter.

C’est le lauréat du festival Chorus 2016 qui ouvre le bal

Tout commence en douceur et avec une touche de mélancolie poétique : le groupe Palatine prend ses marques. Une musique folk en français et en anglais, une prose poétique élaborée et sensible. Un quatuor qui bénéficie de la tendresse du violoncelle et d’une voix vibrante et caressante. Un beau début, qui va parfaitement avec l’ambiance feutré du Magic Mirror par ce temps humide.

Gunwood Circle prend la suite…

Voilà un groupe qui n’est pas sans nous rappeler Mumford & Sons. Gunwood Circle, c’est un folk-rock bluesy à souhait qui ne laisse pas indifférent. Une voix rocailleuse comme on les aime avec un grain fort et puissant, des percussions presque garage parfois, des sonorités presque country, une influence celte. C’est riche, entraînant et ça parle à l’âme. On recommande !

Dusk Totem que nous avons manqué…

En plein interview avec les filles de A-wa, nous n’avons pas pu assister à leur concert. Alors pour se faire pardonner, on vous laisse un lien vers leur site et un clip à visionner pour découvrir leur musique pop douce et enjouée.

Les jumelles d’Ibeyi enchante le Dôme !

Il était évident que ce concert allait être un succès. Dès les premières vocalises, le public est attentif, tendant religieusement l’oreille à l’harmonie de leurs voix. Le duo de franco-cubaine a fait mouche encore une fois et touchant tous les cœurs et en créant une immense vibration qui s’est emparée de la foule et du parvis de la Défense. On danse et on se balance ; on chante et on applaudit à tout rompre, faisant trembler le sol en frappant des pieds, on en redemande encore !!! Un délice !

 

Sage, l’est moins qu’au café de la Danse !

On se souvient de son concert posé, avec un quatuor à corde. Un peu musique de chambre, ce concert intimiste malgré le public nombreux nous avait ravi. Ici, le Magic Mirror offrait le cadre idéal pour cette composition, mais ils n’étaient finalement que 2 pour accompagner Ambroise Willaume sur scène. Du coup notre ex Revolver s’est fait plus vif et espiègle, proposant un set qui commence faussement en douceur pour finir avec une énergie surprenante qui a secoué tout le monde.

La pulsation d’Acid Arab

Quand on poursuit le festival sous le Dôme on est surpris par ce beat fort, cette onde qui vient vous frapper en pleine poitrine et l’agitation qui s’est propagée dans le public du Chorus. Des rythmiques tribales et des sonorités orientales. Les corps ondulent et se secouent frénétiquement à la fois. Le trio français a réussi à nous plonger dans une ambiance électro saisissante et envoûtante, nous frôlons la transe !

Acid Arab

La chaleur des sœurs A-Wa !

Nous avons eu la chance de les rencontrer en amont de leur concert. Trois filles superbes et souriantes qui nous apporte le soleil qui nous manque cruellement en ce début de printemps. A peine montée sur la scène du Magic Mirror que leurs chants Yéménites réchauffent la fosse. Au premier rang, des israéliens en tenue traditionnelle les saluent, venu de Tel Aviv pour l’occasion. S’enchaîne alors des titres tous aussi entraînant les uns que les autres où se mêle traditions anciennes de ses chants de femmes transmis de mères en filles et des rythmes hip hop ou reggae. On ne peut que bouger et sauter de partout. Un super groove !

Caravan Palace pour conclure en swing et en beauté !

On ne les présente plus, mais on prend toujours autant de plaisir à les écouter. Le groupe d’électro swing français nous aura fait transpirer jusqu’à la fin de la soirée… ou au début du matin au choix. Du charleston en veux-tu en voilà, une énergie communicative et de l’humour. Tout ce qu’il faut pour oublier le temps humide qui commence à se calmer… présageant un dimanche ensoleillé !

On peut dire que ce samedi 9 avril au Chorus nous aura fait voyager. Une programmation colorée, sucrée, épicée, aigre-douce, pétillante… un cocktail de rythme, une explosion de couleurs. On salue bien bas les ingé son et lumière pour leur merveilleux travail. Il n’est jamais évident de sonorisé en festival, mais pour le coup ce fut du très bon travail !

Chorus reste un de nos festivals préférés et ça se confirme au fil des éditions. Bravo et merci !

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