Un premier jour prometteur au Pitchfork Music Festival @ la Villette

Un premier jour prometteur au Pitchfork Music Festival @ la Villette

Rendez-vous désormais habituel des amateurs de très bonne musique, le Pitchfork Music Festival est désormais ancré dans le paysage parisien avec comme toujours, une installation au sein de la Grande Halle de la Villette (19ème arrondissement). Avec des dates permettant de bien commencer le mois de novembre (du 2 au 4 plus exactement), le Pitchfork Music Festival ne désemplit pas au fil des années. Et cela, grâce à une programmation toujours aussi excellente et qui plait à toutes les oreilles ou presque. Petite review de ce qu’il s’est passé jeudi soir au Pitchfork Music Festival malgré une arrivée tardive sur les lieux ; nous avons malheureusement raté les premiers noms (et Ride…) qui inauguraient les deux scènes du festival qui sont Ethan Lipton & His Orchestra, Moses Sumney et This Is The Kit de 17h30 à 19h25.

Chassol, et une escapade dans les iles

Chassol au Pitchfork Festival

Pour nous réconforter des heures tardives au bureau qui nous ont malheureusement fait rater les premiers noms du Pitchfork, nous avons été accueillis par le très pointu compositeur Chassol accompagné d’un batteur et troisième musicien de nouvel ordre : un écran projectif. Le concert est prenant, envoutant et amène vers la Martinique, d’où est originaire Chassol. C’est un hommage à ses racines que rend le musicien en jouant au piano plusieurs titres de son album Big Sun, avec un accompagnement plus que détonnant du batteur ainsi qu’un accompagnement vocal de personnalités sur l’écran. Cette mise en scène prend au cœur et fait chaudement plaisir, rythmes de carnaval, rap, bandes originales, chanson, le répertoire est large et confirme le fait que Chassol est bien sur tous les fronts. Présenté comme une pièce de théâtre avec deux actes, le concert de Chassol au Pitchfork est une vraie merveille.

Chassol prépare actuellement une tournée européenne qui débutera fin novembre.

Rone, belle inauguration de son album

Rone devant ses machines

Initialement non prévu au line-up et ajouté suite à une annulation, nous avons eu l’immense plaisir d’écouter Rone au Pitchfork cette année. Le discret producteur français autodidacte a produit devant une foule en haleine de belles compositions dont les plus connues également, on pense notamment à Bye Bye Macadam de l’album Tohu Bohu. On pourrait lui faire un seule reproche, et pas n’importe lequel, que Baxter Dury n’ait pas été là pour interpréter Switches ensemble. Rêveries, profondeur de l’âme, et propres interprétations personnelles, Rone invite à la découverte de soi-même en sa compagnie.

L’album Mirapolis de Rone vient tout juste de sortir, n’hésitez pas à y tendre une oreille.

Kevin Morby

Kevin Morby & son band

Plus besoin de présenter le folkeux américain Kevin Morby ou presque, le Pitchfork était quasiment sa seule date en Europe suite à une annulation de la tournée qui était prévue. Le chanteur et ses musiciens, dont une guitariste tout droit arrivée de Woodstock avec une présence envoutante sur scène, ont joué les derniers titres du récent album City Music sorti cette année ainsi que certaines des chansons les plus emblématiques de la carrière du chanteur. Le concert était réussi, on peut reprocher cependant au système son de ne pas nous avoir fait totalement profiter de l’acoustique proposée. Kévin Morby appuie sa position de prince du folk américain au costume noir décoré de notes de musique avec merveille. 

Le dernier album City Music est une vraie pépite folk.

The National

Les mythiques The National

Pour clôturer un premier jour de festival chargé en émotions et bonne musique, Pitchfork a frappé fort en annonçant l’emblématique groupe The National qui nous a honoré de sa présence et que nous remercions à tout jamais. La foule est électrique, elle chantonne les paroles des best-sellers du groupe et applaudit avec entrain à chaque chanson. Malgré la fatigue ressentie d’une longue et belle carrière musicale, la voix de Matt Berninger est grave, rocailleuse, et apporte encore plus de profondeur aux mélodies indie rock balancées par les frères Dessner et Devendorf. Le groupe clôture ce premier jour avec Terrible Love, et on a terriblement aimé.

Pas de prochaine date prévue en France pour The National, mais on se réconforte comme on peut avec l’album Sleep Well Beast !

On se donne rendez-vous devant les stands food au Pitchfork 2018 ?

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