[Live Report] Luz Casal : Le retour d’une grande Dame !

[Live Report] Luz Casal : Le retour d’une grande Dame !

Hier, sortait le dernier album de Luz Casal : Alma. 1 an et demi de travail avec Renaud Letang au studio Eastwest de Los Angeles. A cette occasion, la diva espagnole était au théâtre de l’atelier hier soir pour un showcase privé exceptionnel.

Droite dans une robe noire, presque sévère, sèche, mais tellement élégante… La dignité incarnée, cette femme a un charisme naturel. Elle habite la scène par sa seule présence. Dès qu’elle se met à chanter, c’est l’Espagne qui parle ; c’est cette tradition théâtralisée, cette interprétation ressentie jusque dans les entrailles qu’elle exprime et qui vous saisit. Et cette voix… qui se brise, qui exprime la souffrance aussi bien que la douceur avec autant de sincérité. On en perd la notre. On reste interdit, écoutant religieusement jusqu’à la dernière note. Absorbé par cette musique qui semble lointaine mais qu’on s’approprie si rapidement, on tombe sous le charme.

[pullquote_left] »Alma, c’est ce qui ne s’exprime pas, cela contient des sentiments, cela dit ce qui se passe dans mon corps, cela conserve une partie de moi dans l’obscurité… » [/pullquote_left]

… dit Luz Casal.

Son dernier album, elle y a mis son cœur, son corps et son âme comme elle l’explique dans un français tinté d’accent castillan. Elle profite de cette rencontre exceptionnelle, dans ce théâtre feutré et chaleureux pour raconter ce qu’elle a voulu faire dans ce nouveau disque et rendre hommage en plusieurs langues (italien, espagnol, brésilien et français) aux chansons qui l’ont bercées petite, qui sont importantes pour elle. Elle interprète entre autres, « Jardin d’Hiver » d’Henri Salvador et « Je reviens te chercher » de Gilbert Bécaud. Parler d’amour, faire sortir chaque sentiment du fond de ses tripes pour en faire l’offrande. Des chansons belles et poignantes comme « Historia de un amor » de Carlos Eleta Almaran ou « Gracias a la vida » de l’artiste folk chilienne Violeta Parra dont la vie a été portée à l’écran en 2011. Luz Casal explique qu’elle a beaucoup d’admiration pour cette dernière et à quel point ce morceau la touche particulièrement.

Là, sur cette scène, elle est comme une chanteuse de club. Pour l’accompagner, un pianiste, un contre-bassiste, un guitariste et un violoncelliste. Et c’est l’accord parfait ! Simplicité et émotion… Que demander de plus ? Avec ces arrangements, sa musique se teinte de bossa nova, de jazz, d’un peu de tango, de sonorités latines. Lorsque les morceaux deviennent un peu plus langoureux et entraînants, Luz Casal déambule sur les planches en se déhanchant avec une grâce hispanique.

Bien entendu, nous avons eu droit à « Piensa en Mi » qui a dû faire couler bien des larmes et rappeler beaucoup de souvenirs au public.

Après un dernier rappel, elle remercie les organisateurs de cette sublime soirée, Parlophone en tête, et nous donne rendez-vous pour 2 dates au Casino de Paris le 28 et 29 avril prochain.

Vous pouvez d’ores et déjà vous procurer l’album…

 [button link= »http://boutique.parlophonemusic.fr/shop/view/2389/luz-casal-alma » variation= »moss » target= »blank »]Alma[/button]

… et je vous recommande d’aller la voir en concert, parce que sa musique prend toute son intensité en live :

Premier titre extrait du dernier album de Luz Casal : « Mi sono innamorata di te »
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