Cécile Corbel, Showcase au Dernier Bar avant la fin du monde

Cécile Corbel, Showcase au Dernier Bar avant la fin du monde

C’est dans cet espace d’expression des cultures de l’imaginaire que Cécile Corbel a décidé de faire la promotion de « Songbook 4 – Rose ». Son 7ème album était en avant-première exceptionnellement hier au Dernier Bar avant la fin du monde. A cette occasion, la jeune harpiste est allée à la rencontre de son public. C’est un moment d’intimité convivial et de complicité qu’ont pu partager les fans avec cette artiste de talent.

Véritablement découverte au moment de la sortie du film de  Miyazaki, « Arrietty », Cécile Corbel est une bretonne du Finistère. Bercée par l’imaginaire de cette région, mais aussi par la musique celte et l’ambiance des Fest-noz, elle se définie comme une troubadour. Adolescente, elle écoutait beaucoup de rock progressif et avoue avoir aussi été influencée par la musique médiévale ou encore baroque. Elle a toujours voulu rendre accessible la musique traditionnelle, la rendre vivante. C’est ce qui l’amène à commencer sa carrière dans la rue à la fin de l’année 90 avant de donner des concerts dans des petits lieux à Paris où elle monte pour faire ses études. C’est en 2005 que sort son premier album, avant d’être repérée par Alan Simon en 2009 pour incarner Anne de Bretagne dans un opéra rock (qui sera peut-être rejouer pour célébrer l’anniversaire de sa mort en 2014 ?). Ce projet collectif lui permet de rencontrer beaucoup d’artistes.

Coup de cœur de Toshio Suzuki, celui-ci l’a choisi la même année pour la musique du film de Miyasaki : « Arrietty ». Coup de chance pour elle, sa voix et sa musique ont su charmer et semble correspondre à ce que le studio Ghibli cherchait. Cette rencontre opportune lui ouvre un début de carrière internationale et le public japonais se montre bienveillant et enthousiaste à son égard. Commence alors une série de concerts au Japon et son retour en France est synonyme de succès.

Dans son nouvel album, elle confesse avoir laissée place à une part de romantisme ; elle le voulait plus apaisé, plus instrumental aussi.
On découvre un titre écrit et chanté en séfarade (langue hébraïque proche de l’espagnol) « Hija Mia » qui parle d’un dialogue entre une mère et sa fille : celle-ci veut la retenir de partir en mer et la met en garde contre les dangers, mais la jeune fille insiste, souhaitant à tout prix échapper à la douleur de l’amour.
Une surprise nous attend dans ce Songbook 4 : une reprise (la première de la harpiste) de la chanson « The Riddle » de Nik Kershaw (1984), chanteur pop anglais. Même si cette chanson ne vous dit rien, son air est très connu. Cécile se souvient l’avoir entendu, comme une ritournelle, plus jeune et avoir longtemps pensé qu’il s’agissait d’un thème irlandais. Il est vrai que la chanson s’y prête et que l’interprétation que l’on a pu savourer lors du show case est magnifique.


La chanson « A suivre » est aussi un petit bijou : écrite en Bretagne, en hiver sur un fond de brume, elle parle d’âmes sœurs qui se cherchent et se croisent, parfois ne se trouve pas et s’attendent. Le showcase se termine sur le thème bien connu d’Arrietty pour le ravissement de tous.

Ce petit concert fut un instant magique : le temps est suspendu et Cécile nous entraîne dans un voyage onirique de contes et de légendes oubliées. Au fil de la rencontre, on prend conscience de partager un moment exclusif en toute simplicité. Elle, pied nu, face à un public assis parfois à même le sol sur des coussins. On a la sensation de faire partie de son monde et on se laisse hypnotiser par sa petite voix douce.

Elle sera en concert au Café de la Danse le 24 juin, mais celui-ci est déjà complet. Je vous recommande donc de la retrouver pour la fête de la musique à Saint Mandé à 17h30 au Jardin Alexandra David-Néel.

Attendez-vous aussi à l’entendre dans la bande son d’un documentaire animalier qui sortira au ciné courant 2014.

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