Kungs : examen d’entrée réussi avec l’album Layers

Kungs : examen d’entrée réussi avec l’album Layers

Note

Kungs : examen d’entrée réussi avec l’album Layers

Note

Summary:
Loin de l'album electro house révolutionnaire, Kungs insuffle avec Layers, une onde de qualité dans les charts français, trop facilement rompus aux musiques douteuses.

70%

Après avoir rythmé l’été 2016 avec le tube Don’t You Know et cartonné avec l’excellent This Girl, Kungs propose en cette fin d’année 2016 son premier album, Layers. Décryptage d’un petit phénomène amené à devenir grand !

La descendance du Djing made in France

Après l’exportation à l’international depuis 20 ans, de groupes majeurs comme Daft Punk et Phoenix, et l’explosion des DJs mondialement reconnus comme David Guetta, Martin Solveig et Bob Sinclar, la relève française se faisait attendre. N’y voyons pas ici un procès en âgisme, mais une éternelle envie de toujours plus de nouveautés… En cette folle année 2016, Valentin Brunel, lycéen originaire d’Aix-en-Provence venait nous régaler avec le titre This Girl, un fantastique morceau de house tropicale, ensoleillant l’atmosphère parfois si nocif. Samplant le titre original que l’on doit au groupe de soul Cookin’ On 3 Burners, et reprenant l’essence vocale et rythmique ladite chanson, Kungs laissait déjà présager une belle histoire sur son premier album.

Une introduction réussie avec Layers

Si certains titres sortent du lot comme This Girl, qui restera l’une des chansons les plus entraînantes et « feel good » de cette année 2016, d’autres morceaux arrivent aisément à exister seuls. Ils montrent surtout la panoplie d’influences qui ont nourri Kungs dans son éducation artistique. Les rythmes ensoleillés sont présents en parcimonie et égrainés équitablement. Ils se mêlent aux rythmes dance, aux instruments à vents et aux chants plus folk, les guitares restant un point d’ancrage musical fondamental sur cet opus, en une sorte de fil rouge des plus agréables.

Roi du sample, et dans la lignée directe des plus grands DJs de house française, Kungs délivre à la fois un album linéaire et agréable, mais où les surprises restent tout de mêmes rares. La qualité de production est néanmoins impressionnante. Il serait malhonnête de ne pas reconnaître le talent et l’oreille de cet ado superstar, nourri à la soul, au blues et au rock. Loin de l’album electro house révolutionnaire, Kungs insuffle avec Layers, une onde de qualité dans les charts français, trop facilement rompus aux musiques douteuses.

D’autres titres comme You Remain et When You’re Gone promettent de devenir de nouveaux tubes. 

Petit bidouilleur qui régalerait les plus grands clubs mondiaux, Kungs emprunte ici une route prometteuse ; vers la gloire ?

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