Il serait temps d’écouter « Two Windows » de Lali Puna !

Il serait temps d’écouter « Two Windows » de Lali Puna !

Ce groupe d’électro allemande officie depuis presque 20 ans. 2 décennies que la leader Valerie Trebeljahr fournit une certaine électro-pop délicate, forgée par son compagnon de The Notwist. Ce dernier étant définitivement détaché du projet, la chanteuse va pouvoir se charger de se libérer elle-même. « Two Windows », tout frais single de l’album éponyme, est l’occasion d’écouter enfin Lali Puna.

Dans ta playlist de Radio Nova

Les mémoires d’éléphant & auditeurs de Radio Nova & plus de 30 ans se souviennent peut-être d’un de leurs premiers singles « Don’t Think », en 2001. Cette emprunte urbaine et cette voix parlée avait une teneur légèrement mélancolique, à la flute plaintive. Ca accompagnait biens ses trajets, mine de rien, dans le métro parisien de l’hiver, son petit MP3 (ou walkman, encore) bien blotti dans sa poche. Ses quelques belles réalisations futures étaient toujours chapeautées par son compagnon de The Notwist, qui faisait de facto de Lali Puna son side project. Désormais Project à part entière, c’est toutefois forcément sur les mêmes terres électro que Lali Puna va réaliser « Two Windows ». Sans lasser, au contraire : le nostalgique de « Don’t Think » trouvera toujours son réconfort dans la voix de Valerie Trebeljahr. A la tessiture assez basse pour une femme, son volume très bas également donne après mixage tout son effet cotonneux.

Lali Puna se libère d’elle-même

Quant à l’instrumentation, on ne boudera pas son plaisir à gouter à la croustille ciselante de « Come Out Your House » (un peu comme si Chloé avait rejoint Ellen Allien). On sera aussi presque ébahi puis comme agréablement lanciné par la ballade douce-amère « Lattimore-Bony Fish« . On sent qu’elle se lâche ensuite en quittant les sons et rythmes timorés de The Notwist, en y allant plus franco dans son caractère. La petite allure des morceaux sous forme de pot-pourri jusqu’alors donne place à une pleine affirmation sonore. Violons toutes cordes dehors dans « Wonderland« , production digitale plus péchue dans l’ensemble, surtout vers la fin. La voix reste intacte et ressort mieux, le contraste avec ces arrangements plus secoués la sert de contre-pied. Bref, vous voulez plus concrètement savoir en quoi l’aboutissement plus équilibré et la conversion réjouissante, de Lali Puna donne ? Etant l’un des forgerons essentiels de l’électro allemande depuis 20 ans, non vraiment, il vous faut écouter enfin Lali Puna.

En concert au Badaboum à Paris le 20 octobre et à la Rotonde de Bruxelles (Belgique) le 22 octobre.

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