4 producteurs pour un Paul McCartney

4 producteurs pour un Paul McCartney

Paul Epworth (Adèle), Mark Ronson (Amy Winehouse), Giles Martin (INXS, Kate Bush) et Ethan Johns (Kings of Leon, Ryan Adams). Difficile de choisir quand la crème de ce qui marche le mieux en ce moment travaille sur le dernier album de Paul McCartney. Alors pourquoi choisir ? Après 6 ans d’absence et des errances musicales qui ont éloigné l’ancien Beatles de ses origines, le revoilà avec New, un album surprenant.

Les 12 titres nous entraînent dans un son qui n’est pas sans rappeler la belle époque des années 60. Son premier single, du nom de l’album, ressemble étrangement à un « all you need is love » avec une pointe de modernité. Alors on se dit que le reste va suivre, mais l’écoute de ce disque est un parcours intéressant et singulier.

Paul McCartney dit d’ailleurs au sujet de son album : « C’est drôle, quand je joue le disque aux gens, ils sont surpris. Le disque est plutôt varié et aborde des genres où l’on ne me retrouve pas habituellement. Je n’avais pas envie que tout sonne de la même façon. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir pendant l’enregistrement. J’aime toujours autant arriver en studio pour enregistrer des nouveaux titres, et j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec des très bons producteurs. On s’est vraiment bien amusé. »

Au fil des chansons, on trouve des sonorités proches de l’electro pop, du rock alternatif, de la soul. Une touche folk, on frôle la country… parfois une vibration jazzy. Les rythmes sont entraînants, ça balance simplement jusqu’à ce qu’on soit confronté à quelque chose de plus fort, complètement inattendu : que ce soit un son plus électronique, un beat plus profond, un arrangement plus dense, un chœur familial, une voix éraillée à la Bob Dylan ou encore des montées étonnante dans les aiguës.

On remarque aussi la richesse de l’instrumentation proposée sur certains morceaux. En plus de la traditionnelle composition guitare / basse / piano / batterie, on peut distinguer parfois des violons, du violoncelle, de l’accordéon, des trompettes, du saxophone, du glockenspiel, du clavecin , du mellotron, de l’harmonium, de la Lap steel guitar, du célesta, du dulcimer, de la ciguitar, des congas, du bouzouki… Beaucoup sont d’ailleurs joués par Paul McCartney lui-même. On a un son à la fois très classique mais mélangé à des sonorités plus contemporaine qui viennent juste hanter le fond d’un morceau pour lui donner de l’ampleur ou complètement l’habiller pour créer une musique originale.

C’est donc une pop expérimentale qui pioche son inspiration dans les grandes tendances du moment que nous propose McCartney tout en prenant soin d’y ajouter sa touche perso, bercée par la nostalgie des Beatles : un travail original, un album melting-pot

Pour les fans, il existera une version de luxe de New avec 2 titres bonus… Et faites attention au morceau caché ; c’est une petite perle.

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